La ligne claire

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Congrès PS : accord entre Ségolène Royal et de grands élus
Par AFP 19/09/08

Les partisans de Ségolène Royal et de grands élus de province sont parvenus vendredi à un accord pour une motion commune au congrès du PS à Reims en novembre, a-t-on appris auprès de l’un de ces élus, Patrick Mennucci.

A quatre jours du dépôt des motions socialistes, ils ont “constaté la proximité et la convergence des textes qu’ils ont déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims”, indiquent-ils dans leur texte, dont l’AFP a obtenu copie.

Sont partie prenante à l’accord les animateurs de “La Ligne claire”, groupant des grands élus régionaux comme Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, et Manuel Valls, député-maire d’Evry, et ceux de ” Combattre et proposer”, contribution signée par Ségolène Royal.

“Rejoints par de nombreux autres militants et responsables socialistes, ils ont décidé d’en prendre acte en rédigeant une motion commune qui sera soumise au vote des adhérents”, indiquent-ils.

Le texte rappelle le souci des élus régionaux de la Ligne claire de “ne pas faire de Reims le congrès de désignation d’un présidentiable, mais bien le lieu où commencera la mise en forme d’un projet, indispensable à l’alternance tant attendue”.

“Ce choix du rassemblement autour d’orientations proches traduit la volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique, qui doit être la règle dans le déroulement d’un congrès capital”, écrivent ces responsables socialistes.

“Toute autre attitude est porteuse de lourdes menaces et contribuerait, une fois de plus, à réduire en cendres la crédibilité du Parti socialiste dont l’image s’est considérablement détériorée aux yeux de nos concitoyens”.

Ils entendent “porter le souffle de la rénovation, à travers un projet audacieux, sans tabou et surtout grâce à l’émergence d’une nouvelle génération pour diriger le Parti socialiste”.

“Fiers d’être réformistes, nous souhaitons poser les bases d’une autre politique, basée sur le renforcement de la démocratie”, écrivent-ils.

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Accord Royal et grands élus sur “le point d’aboutir”
Par AFP 19/09/08

Le sénateur PS David Assouline, proche de Ségolène Royal, a affirmé vendredi que l’accord entre les grands élus régionaux signataires de la contribution “La ligne claire” et Mme Royal en vue du Congrès de Reims était “sur le point d’aboutir”.
En marge d’une visite de la présidente de Poitou-Charentes au Zénith pour préparer son meeting du 27 septembre, le sénateur de Paris a affirmé devant la presse: “Avec les responsables de la +ligne claire+, nous avons une discussion franche. Elle avance. Nous sommes sur le point d’aboutir”.
Selon M. Assouline, l’acccord pourrait être annoncé dans la journée de vendredi.
Les signataires de la contribution baptisée “La ligne claire”, sont notamment le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, le député de l’Essonne Manuel Valls et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux.
M. Assouline a rappelé que les responsables de “La ligne claire” ont été “des soutiens de la première heure de Ségolène Royal”, dès son investiture en vue de l’élection présidentielle de 2007. “C’est une famille qui se retrouve à un moment donné, après un différend stratégique dont le préalable est levé’, a-t-il affirmé, en allusion aux déclarations de Ségolène Royal qui ne fait plus de sa candidature au premier secrétariat un “préalable”.

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Royal pourrait renoncer à la direction du PS
Par Samuel Laurent 15/09/08 - Le Figaro

L’entourage de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle annonce qu’elle «ne fait pas de sa candidature un préalable» à la constitution d’un accord avec d’autres tendances du parti.

Ségolène Royal change son fusil d’épaule. L’ex-candidate socialiste à la présidentielle a fait annoncer lundi par Jean-Pierre Mignard, président de son association, Désirs d’Avenir, qu’elle était prête à renoncer à la direction du PS en échange de la constitution d’un rassemblement.

«Il n’y a pas de préalable de quelque manière que ce soit sur la direction du parti. Il n’est pas question d’avoir des préalables, surtout quand on veut converger sur les idées. Ségolène Royal est toute prête à le manifester», a expliqué l’avocat, qui ajoute que «Ségolène Royal ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences».

Et de rappeler que la présidente de la région Poitou-Charentes ne s’est jamais déclarée formellement candidate à la direction du parti. Effectivement, Ségolène Royal s’était contentée d’une allusion, expliquant : «Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j’assumerai les responsabilités qui en découlent».

Rassembler
En perte de vitesse dans les sondages, où elle n’est plus depuis longtemps considérée comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal semble désormais préférer jouer la carte de l’ouverture et du rassemblement. Jean-Pierre Mignard a d’ailleurs expliqué que le premier test sera celui du vote des militants sur les motions [les propositions de chacun des courants pour le parti], le 6 novembre prochain. Un «premier tour», pour l’avocat, qui permettra de compter les forces de chacun avant le second, celui du congrès de Reims.

Mais avec qui se rassembler ? Toujours selon le président de l’Association Désirs d’Avenir, Ségolène Royal aimerait constituer une motion commune à la fois avec «La Ligne Claire», contribution des «barons locaux» du PS (notamment le maire de Lyon Gérard Collomb et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini), mais aussi avec Julien Dray, le pôle écologiste du PS ou Pierre Moscovici.

Ce dernier a d’ailleurs démenti toute alliance avec Ségolène Royal, qu’il a rencontrée dimanche, expliquant qu’il «n’y a pas le signe d’un accord» et qu’il n’avait «rien négocié, rien envisagé». Et le député du Doubs d’ajouter qu’il n’est «pas dans une logique de faire l’appoint de quiconque», et qu’il compte bien parler à «tous» les candidats putatifs.

Ce démenti n’empêche pas Jean-Pierre Mignard d’assurer que le rassemblement est «en bonne voie», car ces contributions ont «des idées en commun sur la rénovation du PS, la modernisation démocratique, économique et sociale », mais aussi «le grand arc des alliances», rassemblement «arc-en-ciel», qui aille de François Bayrou à Olivier Besancenot. Une idée chère à Julien Dray. Le député de l’Essonne a rappelé lundi matin, après la réunion ce weekend des leaders de l’ex-gauche plurielle (PS, PC, Verts), que cette dernière avait «fait son temps».

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Royal ne fait pas un «préalable» de sa candidature à la direction du PS
Par liberation.fr 15/09/08 - Libération

Ségolène Royal ne jouera pas le couplet du «c’est moi, ou le chaos» pour la direction du Parti socialiste. C’est du moins ce qu’affirme Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d’avenir.
«Il n’y a pas de préalable de quelque manière que ce soit sur la direction du parti (…). Il n’est pas question d’avoir des préalables, surtout quand on veut converger sur les idées. Ségolène Royal est toute prête à le manifester», a déclaré le président de l’association fondée par l’ex-candidate à l’élection présidentielle. «Ségolène Royal ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences», c’est pourquoi «un accord peut se faire relativement facilement», a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Mignard a beau jeu de rappeler que lors d’une réunion publique le 16 mai dernier, Ségolène Royal ne s’était pas formellement déclarée candidate à la succession de François Hollande. «Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j’assumerai les responsabilités qui en découlent», avait déclaré la présidente du Poitou-Charentes. Et Mignard de laisser entendre qu’une candidature de Royal dépendrait de son score lors du vote des militants sur les motions d’orientation politique, le 6 novembre. Il compare cette échéance à «un premier tour», avant le congrès.

Le président de Désirs d’avenir dessine déjà un pôle majoritaire qui rassemblerait les partisans de Ségolène Royal, les élus de «la ligne claire» (emmenés par le maire de Lyon Gérard Collomb et le patron des socialistes marseillais Jean-Noël Guérini, Ndlr), le pôle écologiste, Julien Dray et Pierre Moscovici.

Moscovici ? Pas encore certain. Le député du Doubs répond ce midi qu’il n’y a «pas le signe d’un accord» avec Ségolène Royal, qu’il a rencontrée dimanche, et que «dans ce parti, il faut arrêter les exclusives». Moscovici ajoute: il n’est «pas dans une logique de faire l’appoint de quiconque» pour la formation d’un axe majoritaire au PS… S’il réaffirme sa préoccupation que les présidentiables «fassent la paix» et que «les socialistes se ressaisissent collectivement», il souligne qu’il veux parler «à tous», Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry, candidats déclarés ou non à la succession de François Hollande. Bref, rien n’est encore fait.

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Guérini : “Un PS réformiste et à l’écoute des Français”
Par Jean-Michel Normand 15/09/08 - Le Monde

Les signes sont discrets, ténus, mais convergents : jusqu’alors drapés dans un splendide isolement, les partisans de Ségolène Royal sont à la manoeuvre et l’heure est à l’ouverture.

En lançant un appel prônant la constitution “sans exclusive” d’une “majorité large” (Le Monde du 6 septembre), les partisans de Mme Royal ont levé le tabou qui pesait sur un éventuel retrait de sa candidature. Le 12 septembre, Malek Boutih, secrétaire national et jusqu’alors proche de François Hollande, a enfoncé le clou sans être démenti. Lors d’une conférence de presse tenue au nom des signataires de cet appel, il a insisté sur leur “détermination à ne pas se ranger derrière un présidentiable”, convaincu que “celui qui jouera la carte de l’unité créera la dynamique”.

Selon ses proches, Mme Royal n’a pas renoncé à briguer le poste de premier secrétaire, mais elle est consciente de ne pouvoir constituer à elle seule une majorité pour y parvenir. “Elle ne peut annoncer un désarmement unilatéral au risque d’ouvrir un boulevard à Bertrand Delanoë”, admet un de ses proches. Jean-Pierre Mignard, avocat de Mme Royal, président de l’association Désirs d’avenir et signataire de l’appel du 6 septembre, rappelle que “Ségolène Royal a toujours dit qu’elle serait candidate si les conditions politiques étaient réunies”. Selon lui, “il faut d’abord constituer une option majoritaire. Ce n’est qu’ensuite qu’une candidature trouvera son sens”. Cette position doit permettre de se démarquer de M. Delanoë, qui a affiché d’emblée son intention de postuler à la succession de M. Hollande.

Guillaume Garot, député et premier secrétaire fédéral de la Mayenne, insiste sur la nécessité de rester “en phase” avec la base. “Les militants se tiennent en retrait de la préparation du congrès, ils se réfugient dans un rôle de spectateurs et, toute la journée, répètent qu’ils en ont assez que l’on se mette sur la figure. Comment être sourd à cela ?”, interroge-t-il.

Un autre patron de fédération, lui aussi supporteur de longue date de l’ex-candidate, n’y va pas par quatre chemins. “Si Ségolène a un tant soit peu de sens politique, il ne faut pas qu’elle continue de prétendre devenir premier secrétaire, dit-il. Même si elle arrive en tête des motions, ce sera problématique car ses adversaires sont unis par la volonté de lui faire obstacle.”

Dans l’entourage de Mme Royal, on espère que les tenants de la “ligne claire”, qui réunit les “barons” des Bouches-du-Rhône et de Lyon, hostiles à une candidature d’un “présidentiable”, seront sensibles à cette politique des petits pas. Pierre Moscovici, qui dispose de leur soutien, pourrait y voir l’occasion de jouer les ” M. bons offices”.
Invité de ” Dimanche soir politique” (France Inter/i-télé/Le Monde), il a convié Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry à renoncer à leur candidature afin d’oeuvrer à “l’unité des socialistes”.

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Guérini : “Un PS réformiste et à l’écoute des Français”
Par Philippe Reinhard 07/09/08 - La Provence

Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a constitué, au sein du Parti socialiste, avec d’autres grands élus locaux, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, un groupe baptisé la “ligne claire”, qui entend peser sur le congrès du PS qui se tiendra à Reims. Au lendemain de l’université d’été de La Rochelle, Jean-Noël Guérini nous explique sa démarche.

La Provence : Quel est votre sentiment au retour de La Rochelle ?
Jean-Noël Guérini : J’ai fait le choix de la clarté et du refus des alliances contre nature. Ce choix est celui d’un réformisme assumé, qui se préoccupe des problèmes réels de nos concitoyens et privilégie les solutions concrètes. Je regrette que certains aient déclenché à La Rochelle des mécanismes qui sont porteurs pour le Parti socialiste de nombreuses menaces.

L.P. : Quel rôle joueront les partisans de la “ligne claire” dans le cadre du congrès ?
Jean-Noël Guérini : Il ne s’agit plus aujourd’hui de déplorer que notre image soit ternie par les petits arrangements entre faux amis et vrais ennemis au sein du PS et, tout cela sous le regard gourmand des médias qui, en l’occurrence, jouent leur rôle. Ce qui vient de se passer à La Rochelle, ce spectacle dramatique, qui était hélas prévisible, les militants socialistes n’en veulent plus. Dans le cadre de la “ligne claire”, notre objectif est de redonner vie au Parti socialiste, de préparer un projet, d’être à l’écoute des Français et non pas de donner le spectacle pitoyable du week-end dernier. Pour le PS, il y a urgence.
Pendant nos disputes, la droite s’organise sous nos yeux. Et si nous continuons comme cela, nous ouvrirons à Bayrou un boulevard qui risque de se transformer en autoroute. Nous sommes inaudibles. Certes, nous gagnerons peut-être quelques élections sur la base des déceptions suscitées par nos adversaires, mais les rendez-vous décisifs pour la conduite de la politique nationale serviront une fois encore de tremplin à ceux que nous devons combattre. Face à ces perspectives, il est temps de décréter l’état d’urgence.

La Provence : Avec qui êtes-vous prêts à faire alliance au sein du PS, et avec qui refusez-vous de passer des accords ?
Jean-Noël Guérini : J’ai rencontré de nombreux responsables socialistes au cours de l’été. Avec Pierre Moscovici, nous avons conclu un accord qui repose sur trois points essentiels. D’abord, nous prônons un réformisme clairement assumé, qui apporte des réponses concrètes et réalistes aux problèmes de notre pays. Ensuite, nous souhaitons placer aux commandes du Parti socialiste une équipe rajeunie. Naturellement, il faut un leader, mais je souhaite en même temps une équipe renouvelée qui mettra en place une gouvernance raisonnée et dynamique en rupture avec les rituels qui nous ont conduits à l’impasse où nous sommes enfermés. Enfin, nous demandons des primaires ouvertes à tous les sympathisants de gauche.
Elles constituent la seule réponse à la question de la présidentialisation de notre vie politique. Pour le reste, je refuse d’entrer dans des querelles de personnes. Mais il n’est pas question de nous associer avec telle ou telle personnalité qui ne soit pas réformiste et qui aurait des conceptions différentes des nôtres en ce qui concerne l’Europe ou l’économie. Nous ne ferons pas alliance avec ceux qui ont transgressé, en 2005, le vote de la majorité des militants socialistes.

La Provence : La fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est une des plus importantes de France. De quel poids pensez-vous peser au congrès de Reims ?
Jean-Noël Guérini : Les militants des Bouches-du-Rhône s’exprimeront le moment venu. Je pèserai modestement de tout mon poids dans le cadre de la construction d’un nouveau Parti socialiste réformiste, moderne et à l’écoute des Français. Je ne veux pas d’un PS replié sur lui-même. Il faut un renouvellement des personnalités. On ne peut plus continuer comme avant. Cela fait 20 ans que nous sommes dirigés par les mêmes. Il faut procéder à un changement des personnes au sein du Parti socialiste.

La Provence
: Le gouvernement met en place le Revenu de solidarité active (RSA). Celui-ci a été testé dans un certain nombre de départements, dont les Bouches-du-Rhône. Quel regard portez-vous sur cette réforme ?
Jean-Noël Guérini : J’ai souhaité que les Bouches-du-Rhône soit un des premiers départements à expérimenter le RSA. Il n’est pas question pour moi de faire la fine bouche sur l’intérêt de cette réforme. Je pense que le RSA n’est ni de droite, ni de gauche. Il est juste et légitime. La généralisation du RSA est une opportunité qui ne doit pas être dénigrée, même s’il ne peut pas remplacer une mesure indispensable de revalorisation des bas salaires que j’appelle de mes voeux.

La Provence
: Comment le Corse que vous êtes réagit-il à l’épisode Christian Clavier ?
Jean-Noël Guérini : Cet épisode fait le délice des commentateurs parce qu’il se passe en Corse. Pour ma part, étant un passionné de bande dessinée, j’espère que le dessinateur Pétillon trouvera dans cette affaire la matière d’une suite à L’enquête corse.

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PS : Guérini lance l’appel d’Allauch
Par Marjory Chouraqui 04/09/08 - La Provence

Les Socialistes étaient à Allauch pour faire oublier le fiasco de la Rochelle
Un SOS pour le PS. Trois jours après le fiasco de La Rochelle et 70 jours avant le congrès de Reims qui doit désigner un nouveau chef pour le Parti socialiste, la fédération des Bouches-du-Rhône a voulu prendre date en tirant le signal d’alarme.

Hier soir, devant plus de 200 militants, dans une salle bondée du village d’Allauch, en périphérie de Marseille, sur les terres du maire socialiste Roland Povinelli, Jean-Noël Guérini, le président du conseil général, a lancé un appel pour que cesse la guerre des chefs et sonne l’heure du rassemblement. Un appel aux militants, histoire de mobiliser les troupes, mais directement adressé à la rue de Solférino, histoire aussi de démontrer qu’il ne s’agit pas d’un simple mouvement d’humeur.

Ce plaidoyer s’appuie sur la contribution dont il est l’initiateur, avec le maire de Lyon, baptisée “La ligne claire”. Favorable à un parti réformiste, cette ligne ressemble de plus en plus à une ligne de fracture tant l’état des lieux qu’elle dessine est rude, prônant notamment des primaires ouvertes à tous les Français pour le candidat à la présidentielle et rejetant l’idée d’un premier secrétaire présidentiable…

Sans pitié avec un parti “immobile et fragmenté” qui pourrait devenir “une machine à perdre”, Jean-Noël Guérini n’a pas hésité à sonner le tocsin, décrétant “l’état d’urgence”, fustigeant le “bal des hypocrites”, donnant des coups de griffe sans les nommer à François Hollande et à Laurent Fabius. “Ce soir à Allauch, l’heure est grave”, a-t-il asséné à des partisans qu’il convenait de sensibiliser. Adepte de la clarification, la ligne aura donc forcément été claire et le constat sévère : fini “le théâtre d’ombres de malfaisants, Reims doit être le lieu de la renaissance”.

Un voeu pieu partagé par Eugène Caselli, le patron de la fédération ainsi que par les élus socialistes, Patrick Mennucci et Sylvie Andrieux qui n’ont pas, à leur tour, mâché leurs mots envers leur parti. Montrant sur le plan local une unité qui n’est pas la posture favorite du PS sur le plan national, les ténors socialistes marseillais entendent montrer leurs muscles et comptent bien créer autour de la contribution qu’ils défendent, un pôle majoritaire.

Ils aimeraient que le tout nouveau rapprochement opéré à La Rochelle avec Pierre Moscovici fasse tache d’huile. En coulisses les discussions vont bon train entre contributaires, la date de dépôt des motions est fixée au 23 septembre. Trois semaines pour que l’appel d’Allauch soit entendu.

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Pierre Moscovici invité du Talk Orange-Le Figaro
Par Guillaume Tabard 02/09/08 - Orange-LeFigaro.fr

Guillaume Tabard :
- Pierre Moscovici, bonsoir.
C’étaient, ce week-end, les universités d’été de La Rochelle : «Les pires que j’ai jamais vécues», a confié Pierre Mauroy. De très nombreux internautes de fait abondent dans son sens et se déclarent ne plus vous comprendre. Par exemple, Nicky nous dit : «J’ai voté Ségolène Royal mais il faut avoir la foi chevillée au corps pour voter encore socialiste. Vous donnez un spectacle qui serait risible, s’il n’était pas triste.» Pierre Moscovici, faut-il vite tourner la page de La Rochelle ?

Pierre Moscovici :
- Il faut, d’une part, tourner la page, et, d’autre part, être conscient que c’est un signal d’alarme pour nous tous. Si nous faisons un congrès du Parti socialiste, dans quelques mois, à Reims, qui ressemble à ce week-end, c’est-à-dire à un congrès de Rennes, bis… Je me souviens qu’à Rennes on n’étaient pas parvenus à dégager un accord qui ressemblait à quelque chose. A ce moment-là, les Français nous jugeront avec beaucoup de sévérité. Moi, j’ai eu beaucoup de retours sur ce week-end très négatif. On a besoin d’un Parti socialiste qui se remet au travail sur les idées, sur son projet, pas d’un combat des chefs entre des présidentiables. Gardons ça pour plus tard. Ce sera en 2011. Et surtout pas d’images qui paraissent des alliances obscures, contre nature et qui n’ont pas de cohérence et de force. Ce qui s’est passé ce week-end, c’est exactement ce que les Français ne veulent pas et, moi, je souhaite un Parti socialiste qui réponde aux espérances, aux attentes de ceux qui veulent que la gauche change les choses pour préparer l’alternance à Sarkozy. Ressaisissons-nous. Je souhaite qu’il y ait un sursaut. Je souhaite que cette université d’été, ratée par la faute de quelques-uns, remette le Parti socialiste sur le bon chemin, celui d’un débat d’idées, celui d’un rassemblement et celui d’un parti qui se met au service des Français.

Vous dites «rassemblement», précisément avant Reims, il faut maintenant construire une majorité pour le PS. On voit que Bertrand Delanoë veut bien travailler avec François Hollande mais pas avec Ségolène Royal. Que Martine Aubry veut fédérer les fabiusiens et les strauss-kahniens. En ce qui vous concerne, quelles limites mettez-vous au rassemblement ? Avec qui voulez-vous travailler ?
Moi, je suis rentré de La Rochelle avec un mandat extrêmement simple : je voulais et je veux toujours faire une motion avec Arnaud Montebourd qui est à mes côtés. La faire avec les partisans que l’on a appelé «la ligne claire», des grands élus…

Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini.
Mais aussi de Saint-Étienne, de Bretagne, de Bordeaux, de Strasbourg, de Tours, toute la France. Des gens qui représentent le socialisme qui marche. Le socialisme à la base. Le faire avec Martine Aubry sur une base claire, pas sur la base d’un accord qui en réalité servirait à Laurent Fabius pour rentrer dans le cœur de la majorité. Je n’ai rien contre Laurent Fabius, mais franchement ce n’est pas la priorité que de discuter avec lui. Et puis, avec ceux qu’on appelle le pôle écologique, parce que, pour moi, le socialisme du XXIe siècle doit être écologique. Mais j’ajoute que si ce rassemblement se fait, il ne faut pas d’exclusivité, parce que, au fond, plus j’avance et plus je me dis que ce qui nous menace c’est un combat des chefs, des candidats à la présidentielle de 2012 qui s’affronteraient dès 2008. Si on fait ça, on aura un parti fragmenté, divisé, sans résultat clair. Et donc je veux lancer un appel ici. Je veux dire à ceux qui ont envie d’avoir un destin présidentiel qu’ils attendent 2011. Pour le moment, réfléchissons sur le fond. Vous me posiez une question : «Qu’est-ce qui sépare Bertrand Delanoë de Ségolène Royal sur le fond ? Qu’est-ce qui sépare Ségolène Royal de Martine Aubry sur le fond ? Qu’est-ce qui sépare Martine Aubry de moi-même sur le fond ?» Il y a des différences, il y a des nuances, parlons-en. Mais faisons un rassemblement sans exclusivité parce que ce dont le Parti socialisme a besoin c’est d’être réformiste, au travail, au service des Français, et surtout pas présidentialisé.

Parlons-en, mais il y a une image qui a marqué pendant ce week-end, nous allons la revoir, sur le port de La Rochelle, on vous voit seul attablé et pendant ce temps-là un certain nombre de vos amis déjeunent avec Martine Aubry, à commencer par Arnaud Montebourg que vous avez reçu une semaine avant à Frangy-en-Bresse. Êtes-vous bien sûr de vos alliés ?

D’abord je n’étais pas seul, j’étais avec des amis. Mais c’étaient des amis normaux. Ce n’était pas une rencontre politique organisée en catimini. Oui, je suis sûr d’Arnaud Montebourg. Je crois que sa bonne foi a été trompée, d’ailleurs il a rectifié les choses dans un communiqué.

Tardivement ?
Mais, il a peut-être fallu qu’il se renseigne un peu. J’ai vu aussi qu’il avait critiqué aussi les combats dont j’avais été l’objet. En politique, on ne peut pas faire uniquement de la morale ou des sentiments bons ou mauvais, il faut faire de la politique. Moi, je veux passer l’éponge sur ce qui s’est passé ce week-end. Passer l’éponge, qu’est-ce que cela veut dire ? Revenir aux principes, c’est-à-dire revenir à une démarche politique cohérente. Je suis quelqu’un qui fonctionne avec le respect de la vérité, le respect du vote des militants, avec l’envie d’un Parti socialiste qui construise, pas avec des combinaisons complexes. Ce week-end il y a eu une combinaison complexe, elle a échoué, revenons aux fondamentaux.

Vous parliez de rassembler également avec Martine Aubry. On avait cru comprendre que vous deviez la voir aujourd’hui. Finalement, pas de rendez-vous aujourd’hui. Y en aura-t-il un demain ou après-demain ?
Bientôt, mais il faut laisser d’abord retomber l’émotion de cette université ratée. Puis je crois qu’il faut aussi qu’elle réfléchisse. L’image du week-end n’a pas été bonne pour Martine Aubry. C’est une femme de grande qualité, j’ai été au gouvernement pendant cinq ans avec elle, sous l’autorité de Lionel Jospin. C’est une femme qui est européenne. C’est une élue brillante. Elle réussit extrêmement bien à Lille et il ne faut pas qu’elle abîme son image dans des choses qui ne lui ressemblent pas. Je dis à Martine Aubry : «Voyons-nous, quand tu veux.» Mais faisons-le, encore une fois, sur la base de principes clairs. Moi, je ne transigerai pas avec les principes. Je dirai même, après cette université d’été médiocre, je transigerai moins que jamais sur les principes.

Si elle se déclare candidate ? Restez-vous candidat quoi qu’il arrive ?
De toute façon il y en a un de trop. Si on est ensemble, il y aura un candidat. Je n’aime pas les «quoi qu’il arrive». Je voudrais que Bertrand Delanoë ne se dise pas qu’il est candidat quoi qu’il arrive, que Ségolène Royal ne se dise pas qu’elle est candidate quoi qu’il arrive, que Martine Aubry ne se dise pas qu’elle est candidate quoi qu’il arrive. Moi, je ne me dis pas candidat quoi qu’il arrive. En revanche, je crois que ce que je peux incarner de renouveau du Parti socialiste, le passage à une autre génération, quelqu’un qui n’a pas d’ambition pour l’élection présidentielle de 2012, la faculté de faire travailler tout le monde ensemble, je crois que c’est la meilleure solution. Si je ne pensais pas que c’était la meilleure solution, je ne prétendrais pas à cette fonction. Vous savez il faut être mégalomane pour faire de la politique, mais moi je le suis modérément. Le chemin que je propose est le chemin qui permet à la gauche de se remettre sur pied pour travailler, pour avoir des idées, un projet, et pour battre Sarkozy en 2012, ce qui est notre objectif.

En revanche, vous semblez exclure Laurent Fabius. Justement un internaute, Michel, qui est militant socialiste dans la Gironde vous demande : «Est-il trop vieux pour le job ou simplement trop brillant ?»
Pour quel job ?

Pour être patron du PS.
Il n’est pas candidat pour être patron du PS. Moi, je ne veux pas ostraciser Laurent Fabius. Je pense simplement qu’il y a un certain nombre de choses, des comportements passés, peut-être des réflexes d’aujourd’hui et y compris ce qui s’est passé samedi, un mauvais réflexe, c’est-à-dire vouloir faire des choses un peu compliquées qui font que Laurent Fabius ne peut pas être dans le cœur du renouveau du parti. En revanche, je ne crois pas non plus qu’il faille le mettre dans une minorité. Il doit être respecté pour ce qu’il est, oui : il est brillant, il est intelligent. Lui aussi peut prétendre à un destin. Pourquoi faut-il que, aujourd’hui encore, on s’efforce de bidouiller des mécaniques compliquées dans le Parti socialiste ? Ce n’est pas de son niveau.

Vous parlez donc de vous opposer à Nicolas Sarkozy et de fait beaucoup d’internautes, également, vous disent que «plutôt que de dénigrer ce qui se fait, apportez des idées concrètes». Prenons quelques dossiers sur lesquels le gouvernement avance actuellement, le plus récent, le RSA avec le financement prévu par Nicolas Sarkozy. Allez-vous voter cette proposition ?
C’est typiquement le genre de sujet sur lequel il faut avancer positivement. Je suis un homme de gauche, je suis moins mal à l’aise que ne le sont les gens de droite par rapport à l’idée d’une taxation du capital. Mais simplement, il y a quand même quelques conditions pour que nous puissions voter. Quelles sont-elles ? C’est d’abord que ceux qui bénéficient du bouclier fiscal ne soient pas exonérés de la taxe en question. Il serait incroyable que les plus riches ne paient pas pour les plus pauvres. C’est la première des choses.

Si cette condition n’est pas respectée, vous ne votez pas ?
C’est très compliqué. Il y a un débat parlementaire. Il faut respecter les débats parlementaires. Nous entrons avec un préjugé favorable là-dessus. En même temps, il ne faut pas non plus que ça pèse trop sur les collectivités locales. Il ne faut pas non plus, je crois que la prime pour l’emploi soit trop rognée et il faut que le RSA concerne aussi les moins de 25 ans, qui ne sont pas concernés aujourd’hui quand il s’agit du RMI. Bref, nous allons entrer dans ce débat-là avec une attitude constructive, des propositions et des amendements. Nous souhaitons que le gouvernement entende ces amendements. S’il est disposé au dialogue constructif, alors, oui, nous serons dans une approche positive.

Donc verdict au débat parlementaire. ?
Mais il faut aussi respecter le travail du Parlement.

Vous avez été ministre des Affaires européennes, comment jugez-vous la présidence française de l’Union européenne actuellement, et en particulier sur le dossier géorgien ?

Elle a été perturbée cette présidence. On la jugera à la fin sur des dossiers bien structurants, par exemple, le dossier énergétique, le dossier du développement durable, sur la politique d’immigration sur laquelle je suis très critique, sans doute. Sur la Géorgie, je pense que Nicolas Sarkozy dans un premier temps n’a pas mesuré à qui il avait affaire. Il a été trop complaisant avec les Russes. Il a été trop indulgent. Il n’a pas parlé suffisamment de l’intégrité territoriale de la Géorgie. Il n’a pas insisté sur le statut de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Il n’a pas permis mais les Russes ont continué d’avancer et ça s’est terminé par cette annexion inacceptable. Le sommet d’hier me paraît de meilleure facture. Je pense que l’Union européenne a montré son unité. Elle a eu raison d’avoir cette unité ferme.

Grâce à la France notamment ?
Grâce à la France, bien sûr, la présidence joue son rôle. En ce qui concerne l’unité ferme, j’aurais préféré qu’elle soit plus tôt. Et puis l’idée qu’on interrompe pour le moment les négociations sur le partenariat stratégique, ce n’est peut-être pas ça qui va bouleverser les choses pour la Russie, mais c’est un signal. C’est un signal que l’Europe cesse d’être complaisante. Il faut poursuivre dans cette voie, et peut-être à un moment ne faudra-t-il pas exclure des sanctions, qu’elles soient européennes ou internationales soit dans le cadre d’échanges économiques, soit dans le cadre du G8, soit dans le cadre de l’OMC. Nous n’en sommes pas là aujourd’hui, mais je crois que l’Union européenne a donné un signal positif dans ce dossier après avoir été trop complaisante et que la présidence française a été dans un premier temps trop indulgente et que maintenant elle a trouvé le ton qu’il faut.
Pierre Moscovici, merci. Bonsoir

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Jean-Noël Guerini, le faiseur de roi socialiste
Par Charlotte Chaffanjon et Michel Revolle 30/08/08 - Le Point

C’est la première fois que Jean-Noël Guerini fait le déplacement à La Rochelle. Samedi, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône se pavane dans les rues de la ville, entourée d’une nuée de journalistes. Comme toujours, l’homme est courtisé. Il tient d’une main de fer la fédération socialiste de son département, soit 8000 militants qui voteront lors du congrès de Reims le doigt sur la couture du pantalon.

Depuis le début de la matinée, le baron marseillais, un homme affable et débonnaire, est au coeur des tractations qui se jouent sous le soleil de Charentes-Maritimes. L’alliance entre strauss-kahniens et fabiusiens, nouée la veille, le place au coeur du jeu. Explications : Pierre Moscovici, qui brigue la succession d’Hollande, ne souhaite pas travailler avec les amis de Fabius. Pas question pour lui de suivre son ancien acolyte Jean-Christophe Cambadélis dans l’aventure.

Résultat : pour continuer à exister, Mosco doit maintenir à flot son alliance avec Guerini, co-signataire avec le maire de Lyon Gérard Collomb, d’une contribution (La ligne claire) en vue de Reims. Bon point pour lui, les acteurs de La ligne claire ont décidé au cours d’un déjeuner dans une pizzeria de la cité des corsaires de ne pas participer à un rassemblement avec Laurent Fabius. “Si l’accord est scellé entre DSK, Fabius et Aubry, nous proposerons à Moscovici d’être le premier signataire d’une motion avec La ligne claire”, raconte un participant. Moscovici et Guerini ont pris un café samedi après-midi pour discuter d’un éventuel accord. A 20 heures 30 : conférence de presse commune pour annoncer qu’il souhaite “un large rassemblement” en vue de Reims. Autour d’eux, le maire de Lyon Gérard Collomb mais aussi le jeune Manuel Valls rallié à la fin du mois de juin aux barons.

Mais Guerini est un homme imprévisible. A chaque congrès, il a la réputation de se ranger au dernier moment derrière le candidat le mieux placé pour l’emporter. “Tout peut arriver, il peut encore changer avant le 23 septembre…” soupire un observateur.

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Collomb et Guérini pour un rassemblement derrière Moscovici
Par Charlotte Chaffanjon le 31/08/08 - Le Point

Depuis l’ouverture de la 15e université d’été du PS, la Rochelle est le théâtre des rebondissements multiples d’un conflit entre Pierre Moscovici, Martine Aubry et leurs amis… ( Voir le récit complet des événements ) Le dernier épisode en date s’est produit samedi soir. Pierre Moscovici a officialisé, en leur présence, son alliance pour le congrès de Reims avec les barons locaux de la “Ligne claire”, Jean-Noël Guerini et Gérard Collomb. “C’est un évènement que nous voulons créer avec ce premier rassemblement”, a déclaré Moscovici lors d’une conférence de presse commune organisée à la terrasse d’un café.

Si le député du Doubs verra Martine Aubry lundi, il semble désormais difficile que ces deux camarades déposent une motion commune le 23 septembre, comme il fut un temps envisagé. Dans la quête du poste de 1er secrétaire du PS, en novembre prochain, la maire de Lille, qui opère un retour sur le devant de la scène socialiste depuis sa réélection triomphale aux municipales de mars dernier, est en effet soutenue par une partie des strauss-kahniens. “Aubry a un poids politique incontestable, ancienne numéro 2 du gouvernement Jospin, c’est la seule qui peut faire barrage au duel Delanoë-Royal”, glisse un de ses soutiens. Moscovici ne l’entend pas ainsi. Il le dit, il le répète : candidat au poste de premier secrétaire il est, candidat au poste de premier secrétaire, il restera…

Rubik’s cube injouable
Par ailleurs, Martine Aubry bénéficie également du soutien des fabiusiens. Laurent Fabius ne s’en cache pas. De son côté, Pierre Moscovici est très réfractaire à une alliance avec l’ancien Premier ministre qui avait prôné le “non” au référendum européen en 2005. Quant à Martine Aubry, les barons locaux de “La ligne claire” ne l’inspire pas. La partie de Rubik’s cube semble donc injouable.
En outre, les relations entre les acteurs de cette tragi-comédie se sont dégradées au cours du week-end. C’est une réunion à huis clos à laquelle participait Moscovici, le lieutenant de DSK Jean-Christophe Cambadélis, et le jeune lion Arnaud Montebourg, vendredi soir, qui a déclenché les hostilités. Pierre Moscovici affirme avoir été acclamé par les signataires de sa contribution, avoir reçu l’assurance d’une alliance sans les fabiusiens dans un premier temps et avoir été conforté par ses camarades dans son ambition. Jean-Christophe Cambadélis raconte lui qu’il n’a jamais été question d’exclure les fabiusiens. Quand à la candidature de Moscovici : “Si ça l’amuse…”

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Collomb et Guérini pour un rassemblement derrière Moscovici
Par liberation.fr et AFP le 31/08/08 - Libération

Deux “barons” du PS, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, ont souhaité samedi à La Rochelle “un large rassemblement” du PS autour de la candidature de Pierre Moscovici au poste de premier secrétaire du parti au congrès de Reims en novembre.

“Nous ne sommes pas au moment de la désignation du présidentiable, mais du premier secrétaire. Pour nous, c’est Pierre Moscovici et nous souhaitons aller vers un large rassemblement qui commence par nos deux contributions (pour le congrès, ndlr) et qui puisse inclure Martine Aubry”, a déclaré le maire de Lyon, Gérard Collomb.

Il s’exprimait lors d’un point de presse avec le député du Doubs ainsi que M. Guérini, chef de file de socialistes des Bouches-du-Rhône, en marge de l’université du PS.

“Ensuite, il faudra s’adresser aux autres contributions pour constituer un pôle majoritaire”, a ajouté M. Collomb.

“C’est un événement que nous créons avec ce premier rassemblement”, a déclaré M. Moscovici, qui a ainsi pris acte d’un accord avec les deux hommes, auteurs de la contribution “la ligne claire” pour le congrès.

Cet accord n’est qu’”une première étape”, selon le député du Doubs. Il a précisé qu’il s’adressait “en premier lieu” à Martine Aubry et travaillerait “inlassablement” à un accord avec elle.

M. Guérini a indiqué qu’il avait rencontré le maire de Lille “pendant plus d’une heure” et qu’il avait soutenu devant elle la candidature de M. Moscovici.

En concluant un accord avec MM. Collomb et Guérini, “je reste totalement sur le mandat confié par l’ensemble des militants” du courant strauss-kahnien lors d’une assemblée générale vendredi, a martelé Pierre Moscovici, se présentant comme “le dépositaire d’une décision unanime”.

MM. Moscovici, Collomb et Guérini expriment ainsi leur désaccord avec la stratégie proposée notamment par le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Martine Aubry et les fabiusiens consistant à présenter une motion réunissant principalement ces trois composantes.

“Ce qui compte, c’est une ligne réformiste pour présenter un projet ambitieux, mais aussi réaliste”, a insisté M. Collomb.

M. Moscovici s’est prononcé pour des discussions avec Laurent Fabius, mais “plus tard”. “C’est à lui de se déterminer” car “nous ne voulons pas l’ostraciser, mais nous ne pensons pas que le coeur du renouveau du Parti socialiste soit là”, a-t-il ajouté.

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Moscovici s’allie aux barons locaux
Par Matthieu Ecoiffier le 11/09/08 - Libération

Pierre Moscovici persiste. Le député du Doubs, candidat au poste de premier secrétaire du PS, a annoncé hier avoir «commencé à travailler à une motion» avec les barons régionaux Gérard Collomb (maire de Lyon) et Jean-Noël Guérini (homme fort de la fédération PS des Bouches-du-Rhônes), les deux représentants de «la Ligne claire». «Quoiqu’il arrive, nous serons ensemble. La totalité du courant strauss-kahnien soutient cette initiative. Et on va essayer de s’élargir», assurait hier Moscovici, en marge du séminaire de rentrée des députés socialistes (lire ci-contre).

«Money time».Le divorce avec Martine Aubry et ses nouveaux amis strauss-kahniens et fabiusiens, en germe depuis La Rochelle, serait-il définitivement consommé ? Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, n’y croyait pas, hier, n’y voyant qu’un coup de pression supplémentaire de son vieux copain : «C’est money time, tout le monde fait de la surenchère avant le dépôt des motions.»

Pourtant, l’annonce de Moscovici fait suite à un dîner organisé mardi soir avec les représentants de la Ligne claire. Gérard Collomb, qui inaugurait la biennale de la danse dans sa ville, n’y était pas. Mais ses proches avaient fait le déplacement. Une cinquantaine de personnes participaient à ce raout, dont Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France. La soirée s’est conclue par une fusion des équipes et le lancement d’un comité de rédaction pour une motion commune. «C’est l’union des forces», résume-t-on dans l’entourage du maire de Lyon.

Objectif : «Devenir le pivot d’une future majorité réformiste» au Congrès de Reims en novembre. Argument : proposer aux militants une alternative au choc des présidentiables, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry, qui travaillent chacun à leur motion. «Ce n’est pas une motion de plus, il s’agit de remettre le parti au travail sur l’option réformiste, avec une direction désintéressée de la présidentielle et une primaire ouverte aux sympathisants socialistes en 2012», martèle Moscovici.

«Péripétie». Si ce dernier affirme sa détermination à aller jusqu’à la motion, ses partenaires n’écartent pas d’autres combinaisons. «Jusqu’au dernier moment, rien ne sera définitif, note Collomb. Mais avoir notre propre motion entre les présidentiables peut nous permettre de peser.»

Dans l’entourage d’Aubry, on parlait de «petite péripétie» à propos de cette «petite motion» : «On a des choses plus importantes à faire que du bricolage. Le bon rassemblement, c’est celui autour du noyau des amis de Martine Aubry, de Dominique Strauss-Kahn - dont Pierre Moscovici - s’élargissant aux amis de Laurent Fabius et à la Ligne claire. On y travaille.» La partie d’échecs continue, mais Pierre Moscovici a bougé une pièce maîtresse de son jeu.

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Pendant l’été, les tractations continuent au PS
Par Stéphane Alliès le 16/07/08 - Médiapart

Une fois les contributions déposées, les grandes négociations commencent entre les leaders socialistes. Et personne ne sait vraiment quel sera encore le contour des motions en vue du congrès de Reims de novembre. Ces textes d’orientations qui seront soumis au vote des militants devraient fusionner certaines des 21 contributions actuelles.

Selon Le Figaro, François Hollande cherche à former un rassemblement majoritaire avec les amis de Bertrand Delanoë, ceux de Ségolène Royal et les membres de «la ligne claire» (le quatuor Collomb, Guérini, Feltesse et Valls). Mais Gérard Collomb a fait connaître le rapprochement des siens avec Pierre Moscovici, dans un entretien accordé à Libération. Quid d’Arnaud Montebourg, signataire de la contribution de “Mosco” et récemment mis au ban avec le fabiusien Philippe Martin du groupe socialiste de l’Assemblée, après la “tentative reconstructrice” infructueuse de prendre la place de l’actuel président Jean-Marc Ayrault?

Quant à Arthur Goldhammer, analyste américain qui anime le blog French Politics, il estime, sous un fort joli titre («Collomb-et-les-Deux-Eglises») que le maire de Lyon réalise «la synthèse entre deux chapelles du centre-gauche» (Valls et les strausskahniens). Et voit dans ces premières tractations un «processus de simplification» des rivalités pré-congrès: «Les grands maires et leurs amis» (Delanoë, Aubry, «la ligne claire», Moscovici) face à Ségolène Royal.

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PS : Moscovici se rapproche des barons locaux sans se rallier
Par Charlotte Chaffanjon le 16/07/08 - Le Point

Premier rapprochement de taille en vue du congrès de Reims. Pierre Moscovici, candidat à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS, a rencontré lundi les barons locaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini. Le député du Doubs affirme dans Libération mercredi qu’il partage “la même lecture sur l’exigence réformiste, la recherche d’un modèle de développement nouveau, le rôle des élus locaux et l’engagement européen” que le maire de Lyon et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, auteurs d’une contribution intitulée La Ligne claire , dans le cadre de la préparation du congrès. Joint par le point.fr, Moscovici tient néanmoins à préciser “qu’il n’a rejoint personne”, mais que le but est d’”échanger” et de “confronter” après avoir fait le constat qu’”il exist[ait] des convergences entre eux, notamment sur la manière de gérer le PS”.

“Avec La Ligne claire , nous avons des analyses communes”, explique-t-il dans Libération . “À partir de logiques différentes, eux partant des territoires et nous de l’héritage social-démocrate, nous sommes arrivés à des textes qui ont un air de cousinage.” L’ancien ministre délégué aux Affaires européennes et les barons locaux ont aussi en commun le refus d’un “statu quo mortifère” et d’une “présidentialisation délétère”, allusion respective à Hollande, qui dirige le parti depuis onze ans, et à Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, qui rêvent de faire de la direction du PS un tremplin pour la présidentielle de 2012.

Moscovici, qui a lui aussi présenté une contribution baptisée Besoin de gauche , avec les strauss-kahniens et les amis d’Arnaud Montebourg, ménage en revanche Laurent Fabius, qu’il ne faut pas “ostraciser”, même s’il faut “commencer par saisir la main tendue par ceux qui sont d’accord avec nous à 95 %”. Il vise cette fois Martine Aubry, bien que cette dernière puisse lui barrer la route si elle décidait de briguer elle aussi la succession de Hollande en novembre .

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Avec Gérard Collomb, une même lecture sur l’exigence réformiste
Par David Revault d’Allonnes le 16/07/08 - Libération

Comme l’a révélé le site Libelyon.fr hier, le député Pierre Moscovici, candidat à la succession de François Hollande, se rapproche de «la ligne claire», contribution signée par Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, patron du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Vous avez rencontré lundi Gérard Collomb. Pourquoi un tel rapprochement ?
Nous partageons la même lecture sur l’exigence réformiste, la recherche d’un modèle de développement nouveau, le rôle des élus locaux et l’engagement européen. A la veille d’un congrès compliqué, nous refusons aussi bien le statu quo mortifère que la présidentialisation délétère. Et nous sommes favorables à une direction allégée, que ne conduirait pas un présidentiable.

N’est-il pas surprenant de vous voir aux côtés de ces barons du PS ?
Peut-être par le passé, nous sommes-nous peu fréquentés. Mais avec «la ligne claire», nous avons des analyses communes. A partir de logiques différentes, eux partant des territoires et nous de l’héritage social-démocrate, nous sommes arrivés à des textes qui ont un air de cousinage.

Y aurait-il de la motion dans l’air ?
Nous n’avons pas évoqué le cas du premier secrétaire. Il ne s’agit pas de préempter l’étape suivante.

Cela ressemble tout de même à un embryon de majorité…
Il y a sept ou huit contributions émanant de l’ancienne majorité. C’est la première fois que deux d’entre elles font un pas l’une vers l’autre. Ce peut être le signe d’un premier rassemblement vers une majorité réformiste.

Avec François Hollande ?
Je ne suis pas dans le jeu de l’un ou de l’autre. Tout en respectant le travail fait depuis onze ans, il faut profondément changer. Le replâtrage ne créerait pas la dynamique nécessaire.

Et avec Royal et Delanoë ?
Ce congrès ne doit pas être celui de l’immobilisme. Mais pas non plus celui de la présidentialisation.

Votre ami du courant strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis est-il d’accord ?
Tout ce qui va dans le sens d’un élargissement est positif. Il n’y pas de contradiction avec Jean-Christophe là-dessus. Nous pouvons avoir des lectures différentes de la situation. Mais nous agirons ensemble.

Reste qu’il travaille plutôt sur l’axe avec Fabius…
Je ne pense pas qu’il faille ostraciser Laurent Fabius. Mais pas non plus qu’il se situe au centre de gravité idéologique du PS. Commençons par saisir la main tendue par ceux qui sont d’accord avec nous à 95 %. Dans cette perspective, je pense en particulier à Martine Aubry.

Vous semblez plus que jamais candidat au premier secrétariat…

Rien ne m’en a découragé. Le profil que j’ai dressé pour le premier secrétaire, capable d’autorité, proposant une opposition crédible et n’étant pas lui-même candidat à la présidentielle, me semble toujours valable. Je suis comme Rouletabille : je poursuis le petit bout de ma logique.

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PS : Pierre Moscovici ferait alliance avec Gérard Collomb
15/07/08 - Le Monde

Selon le site Internet LibéLyon, la contribution de rassemblement du Parti socialiste menée par le maire de Lyon, Gérard Collomb, a connu, lundi 14 juillet, un renfort de poids avec le ralliement de l’ancien ministre socialiste aux affaires européennes Pierre Moscovici.

Proche de Dominique Strauss-Khan, Pierre Moscovici aurait répondu favorablement à l’appel de “La ligne claire”, la contribution élaborée par le maire de Lyon avec Jean-Noël Guérini, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux et soutenue par le député de l’Essonne Manuel Valls, dans la perspective du congrès socialiste de Reims, en novembre.

CONVERGENCES
“Bien qu’étant de filiations politiques et intellectuelles différentes, les contributions que nous avons signées aboutissent à des conclusions très similaires, estime Pierre Moscovici, selon des propos rapportés par Libélyon. Il faut mettre en place une direction resserrée et faire des choix réformistes pour un nouveau développement, une réelle égalité, en prenant en compte les expériences de gestion dans les territoires.”

Si l’alliance était confirmée, elle pourrait déboucher sur une alliance à vocation majoritaire au sein du PS. Pierre Moscovici pourrait entraîner avec lui une partie des amis de Dominique Strauss-Kahn et d’Arnaud Montebourg.

Parmi les objectifs de La ligne claire de Gérard Collomb, on trouve : dissocier l’élection du premier secrétaire du Parti socialiste de l’investiture pour l’élection présidentielle de 2012. Pierre Moscovici a déjà annoncé qu’il était potentiellement candidat au poste de premier secrétaire et qu’il était prêt pour cela à renoncer à la course à la présidence. Autre point de convergence entre le député européen et la contribution de La ligne claire : l’organisation de primaires à l’italienne, associant tous les sympathisants de gauche, pour désigner le candidat à la présidentielle.

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PS : Moscovici rejoint la ligne claire de Gérard Collomb
Par Ol.B. - 15/07/08 - Libération

La route est encore longue. Mais le camarade Gérard Collomb, engagé dans une longue marche de rassemblement du Parti socialiste autour d’une “ligne claire” est rejoint en chemin par d’autre camarades, de poids. Après Manuel Valls, député maire d’Evry, le sénateur-maire de Lyon enregistre cette fois le ralliement du strauss-khanien Pierre Moscovici, avec qui il a passé une partie de la journée de lundi…

Les deux hommes s’entendent sur la nécessité d’organiser des “primaires de masse”, c’est à dire au-delà des seuls militants du PS, et sur l’urgence de remettre le PS au travail, sur des rails réformistes, et en évitant la présidentiarisation trop précoce du parti. “Bien qu’étant de filiations politiques et intellectuelles différentes, les contributions que nous avons signé aboutissent à des conclusions très similaires, estime Pierre Moscovici. Il faut mettre en place une direction resserrée et faire des choix réformistes pour un nouveau développement, une réelle égalité, en prenant en compte les expérience de gestion dans les territoires”

Le maire de Lyon s’est envolé mardi matin sur cette bonne nouvelle - il doit passer cinq jours à New-York, à l’occasion de la réouverture de la liaison directe entre les deux villes. La rencontre réussie de lundi pour confirmer le rapprochement avec le député du Doubs va permettre à sa Ligne claire (le nom donnée à la contribution qu’il a présentée au PS) de peser un peu plus au sein du PS.

Elaborée notamment avec Jean-Noël Guérini, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la Ligne claire est parfois présentée comme la contribution des barons non parisiens du PS. L’une de leurs priorités est d’éviter la guerre civile au sein du PS, en tentant de structurer autour de cette initiative plus éloignée du coeur du pouvoir socialiste une majorité construite sur des plus petits dénominateurs idéologiques, et non sur des vues tacticiennes. L’une de leurs priorités est de dissocier le choix du premier secrétaire de celui du présidentiable. Cela tombe bien : l’ancien ministre Moscovici avait annoncé cette année que la fonction de premier secrétaire pouvait l’intéresser, et qu’il était prêt pour cela à renoncer à l’échéance de 2012.

Avec l’arrivée de Moscovici dans la galaxie de la Ligne claire se profile un possible rapprochement avec les troupes de François Hollande. Cela permettrait à l’initiative des barons de peser cette fois clairement dans l’avenir de leur parti. Et d’esquisser un possible rassemblement au centre-gauche du parti, cassant l’initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti.

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Congrès du PS : la ligne est claire du moins dans les Bouches-du-Rhône
01/07/08 - MUAR

Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.

La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c’est l’enjeu.

Aujourd’hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « reconstruire la gauche », Martine Aubry tente « une vision pour espérer, une volonté pour transformer », Ségolène Royal veut « combattre et proposer », Bertrand Delanoë aspire à la « clarté, courage et créativité », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « besoin de gauche », pas moins que les “reconquêtes” d’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.

La ligne claire
Devant ces combats fratricides, cette guerre des chefs, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (photo), révulsés par la chronique d’un échec politique annoncé, ont décidé de lancer leur propre contribution : « La ligne claire ».

Au lancement de cette initiative, beaucoup de journalistes comme ceux de Libération, du Monde ou du Parisien titraient sur le refus d’un affrontement Royal-Delanoë, les qualifiant de “casques bleus” pour Profession Politique. Pourtant, assez rapidement, on pouvait lire que le trio d’élus locaux étaient “courtisés” et “dragués”, synonyme d’un intérêt croissant pour les ténors du parti et pour les médias. Comme aucun d’entre eux n’est candidat au poste de 1er secrétaire du PS, certains confrères notaient leur liberté de ton tout en pointant la « révolte des baronnies » (Revue de presse complète).

Le 24 juin dernier, lors d’une conférence de presse commune, le médiatique Député-maire d’Evry, Manuel Valls, est venu renforcer leurs rangs.” Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales » affirmait-il à l’occasion.

Avec ce texte, les élus locaux souhaitent mettre en avant la gestion moderne et pragmatique de leur territoire, sans avoir à recevoir de leçon d’ouverture de quiconque et notamment des éminences nationales. Ils se prévalent aussi d’une connaissance et d’une expérience précise pour gagner les élections et veulent clairement peser lors du prochain congrès pour enrayer la machine à perdre de Solférino. Faiseurs de roi, donc.

L’union est presque sacrée à Marseille
Dans les Bouches-du-Rhône, avec près de 8000 cartes, la fédération socialiste est la quatrième plus importante de France et, à l’heure où chaque carte d’adhérent va peser lourd, ce poids n’a pas de prix. D’autant que l’homme fort de ladite fédération, Jean-Noël Guérini, emmène avec lui la quasi totalité de ses troupes dont le 1er fédéral, Eugène Caselli (lui même fraîchement élu à la tête de la Communauté urbaine de Marseille : MPM) et Michel Vauzelle, le président de la région Paca.

Certains élus néanmoins, défaits par les dernières élections ou en « froid » politique, ont préféré soutenir la contribution de Bertrand Delanoë, créant ainsi une minorité, difficilement audible dans le département. Il en va de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, de Christophe Masse et de Michel Pezet. Si l’on peut imaginer que Jean-Noël Guérini ne voit pas d’un très bon œil cette mini-fronde socialiste, ce dernier demeure très attentif à ne briser aucun lien. Pour preuve, il déjeunait vendredi dernier avec le maire de Paris descendu à Marseille pour promouvoir son livre et sa contribution. Chacun joue plus ou moins cette partition d’ailleurs, en témoigne la visite éclair de la députée ex-fabusienne, Sylvie Andrieux, à la librairie du Virgin Megastore pour saluer Bertrand Delanoë.

Rares sont les militants qui vont lire et analyser les contributions durant l’été, l’appel des vacances sera sûrement plus délectable. Mais, en fin tacticien, Jean-Noël Guérini sait qu’il pourra compter sur une grande majorité des militants provençaux pour signer sa contribution et le suivre dans ses choix stratégiques. Pour le moment, la ligne est claire donc, elle le sera encore durant la torpeur estivale. L’université d’été de la Rochelle, fin août, relancera sûrement la machine en affûtant les stratégies…

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PS : le puzzle se met en place
01/07/08 - Profession Politique

Première étape du chemin menant au congrès de Reims, la phase de dépôt des contributions s’est achevée ce mercredi. Un exercice éminemment stratégique, où chacun se positionne avant d’aborder le processus, décisif cette fois, des motions. Qui peut faire quoi et avec qui ? Point complet sur les “contributeurs”.

“Le haka des All Blacks”. Voilà ce que représente la phase de dépôt des contributions en vue d’un congrès socialiste, selon le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. La formule sous-entend que chacun montre ses muscles et sa motivation pour tenter d’impressionner l’adversaire. Elle inclut aussi, évidemment, une part de bluff. La quinzaine de textes – comportant chacun au maximum 90 000 signes (Martine Aubry a produit le double) – qui devaient finalement être déposés avant le conseil national d’enregistrement de mercredi ne donnent qu’une indication partielle sur la physionomie future du congrès de Reims. Mais ils permettent quand même d’y voir un peu plus clair sur les ébauches d’alliances, sincères ou de circonstances…

La gauche du parti serre les rangs
Jean-Luc Mélenchon a martelé le message au moment de présenter sa contribution : “il faut que la gauche du parti se compte”, pour forcer ensuite la future direction du PS à choisir entre “diriger contre elle ou avec elle”. L’ancien ministre a d’ailleurs déjà commencé le comptage en incluant dans cette fameuse “gauche du parti” Marie-Noëlle Lienemann et Henri Emmanuelli. La première a déposé son propre texte, cosigné par Paul Quilès, et rejette vigoureusement, comme Jean-Luc Mélenchon, toute alliance potentielle avec le centre. Quant au député des Landes, il a rendu public un texte siglé NPS, en collaboration avec Benoît Hamon. Avec, comme objectif, “que le Parti socialiste reste un parti de gauche”. “Il faut changer de majorité”, a renchéri Benoît Hamon, visiblement moins intéressé qu’auparavant par la démarche des Reconstructeurs. Parmi ces derniers, seul Laurent Fabius – convié à la présentation de la motion – semble pouvoir s’allier avec le duo Emmanuelli-Hamon. Mais les proches de l’ancien Premier ministre ont été parmi les plus actifs des Reconstructeurs…

Les Reconstructeurs “boostés” par Aubry
La réunion a priori hétéroclite de fabiusiens, strauss-kahniens et autres amis d’Arnaud Montebourg a pris une nouvelle dimension depuis que Martine Aubry l’a rejointe. Quatre contributions en sont issues, la première, déposée par l’ancienne ministre de la Justice Marylise Lebranchu, n’ayant vocation qu’à compléter celle déposée par Martine Aubry. Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg ont également produit une contribution, présentée comme “un discours de la méthode” en vue des prochaines échéances électorales. Enfin, Laurent Fabius a lui aussi apporté sa pierre personnelle à l’édifice, en estimant que tous ces textes “ont vocation à converger” au sein d’une même motion. Mais les choses ne sont pas si simples, notamment concernant le texte de Martine Aubry. L’ancienne ministre du Travail a affirmé vouloir “constituer la majorité la plus large possible”, mais sans tomber dans “une ligne molle”. De son côté, le président du conseil général du Nord, Bernard Derosier, a approuvé le texte de Martine Aubry tout en souhaitant qu’il trouve sa place dans une motion commune avec François Hollande – qui a aussi présenté une contribution – et Bertrand Delanoë. Si rien n’est encore fait entre les maires de Paris et de Lille, l’idée d’une association fait néanmoins son chemin. “Avec Martine Aubry et François Hollande, on a tellement de proximité politique qu’il eût été mieux d’être ensemble dès le stade des contributions”, a d’ailleurs estimé Bertrand Delanoë. Si Martine Aubry l’entendait également ainsi, elle pourrait entraîner à sa suite, dans le cadre d’une potentielle motion commune, tout ou partie des Reconstructeurs au sein d’une majorité très large. Pour le plus grand bonheur de François Hollande, qui souhaitait échafauder une alliance avec Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et plus globalement, “tout ceux qui pensent la même chose”. En sachant que le “recrutement” de Martine Aubry poserait le problème de Ségolène Royal, les deux femmes s’entendant très mal. Par ailleurs, Bertrand Delanoë est resté très évasif – “ça dépend sur quoi, à quel moment et à propos de quelle question” – concernant une potentielle alliance avec l’ancienne candidate à la présidentielle, laquelle est restée muette sur la question.

Les électrons libres
Ségolène Royal s’est en revanche fendue de compliments appuyés à l’adresse de la motion déposée par le trio Collomb-Guérini-Feltesse, auquel s’est associé Manuel Valls, qualifiée de “très utile, respectable et de qualité”. Très courtisés, les responsables lyonnais, marseillais et bordelais se sont présenté comme des “Casques bleus entre les deux, trois ou quatre prétendants” au premier secrétariat et ont affirmé n’être “les sous-marins de personne”. “Si les intérêts particuliers continuent de primer sur le projet, a lancé Jean-Noël Guérini, nous irons jusqu’à la motion”. Autre “indépendant”, le petit courant Utopia – dont la motion avait obtenu 1 % des voix au congrès du Mans – a déposé sa contribution, tout comme Gaëtan Gorce, qui souhaiterait “libérer le parti de l’inertie des courants et des écuries présidentielles”. Enfin, le pôle écologique, qui a fait en sorte que la nouvelle déclaration de principes du PS soit teintée de vert, a produit lui aussi un texte et s’associera normalement à celui ou celle qui montrera la fibre environnementale la plus convaincante.

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Ségolène Royal se veut rassembleuse pour “combattre et proposer”
28/06/08 - AFP

“Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure”: Ségolène Royal, se voulant à la pointe du combat, a transformé samedi la présentation de sa contribution en vue du prochain congrès PS de Reims en “premier grand rassemblement contre la politique” de Nicolas Sarkozy. Devant plus d’un millier de militants survoltés scandant son prénom, l’ancienne candidate à la présidentielle a évoqué “l’insupportable perspective” de la privatisation d’Areva et EDF. “Non, Nicolas Sarkozy, vous n’avez pas le droit de privatiser pour vos amis financiers, ceux que vous avez besoin de remercier pour leur connivence pendant la campagne présidentielle!”, a-t-elle lancé. “Vous n’avez pas le droit de donner à vos amis Bouygues, Bolloré, Lagardère, vous n’avez pas le droit de donner non seulement les médias mais vous n’avez pas le droit de donner le patrimoine énergétique des Français”, a-t-elle martelé, vêtue d’un ensemble blanc et noir.
Mme Royal a aussi fustigé à plusieurs reprises le “système prédateur de Nicolas Sarkozy”, opposant la “France des Falcon” (avion fabriqué par Dassault, ndlr) à celle des salariés “au pouvoir d’achat confisqué”. Remerciant les “plus de 3.000″ personnes “coauteurs de cette contribution” sur son site web, elle a appelé à un congrès “utile et serein” et décliné les sept “piliers” de son texte intitulé “combattre et proposer”.
Le numéro deux du PS, François Rebsamen a résumé les “quatre révolutions du texte”: “mettre l’économie au service de l’homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu’au bout”.
La contribution prône notamment une “révolution fiscale”, avec prélèvement à la source et fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.
La présidente de Poitou-Charentes s’est aussi prononcée en faveur d’un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à “repenser sans tabou” la sécurité sociale et à “bâtir un système de retraites transparent”.
“Nous n’en pouvons plus des débats tabous, a lancé l’eurodéputé Vincent Peillon, nous n’en pouvons plus de lire le XXIe avec les lunettes du XXème quand ce ne sont pas celles du XIXème!”
Une douzaine d’intervenants -politiques ou de la société civile- se sont succédé à la tribune. Edouard Martin, délégué CFDT d’Arcelor-Mittal a fustigé Nicolas Sarkozy à Gandrange qui “a eu le culot de faire un coup médiatique sur notre désespérance”.
Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a assuré: “Vous n’entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis”. “J’ai beaucoup donné mais j’ai beaucoup reçu”.
Elle a d’ailleurs invité les membres du PS “à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu”.
Mme Royal a également appelé à la rejoindre “les déçus du sarkozysme, tous les démocrates”.
Se qualifiant de “régionaliste”, elle lancé un appel à peine voilé aux barons locaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, et à leur contribution “très utile, respectable et de qualité”.
Elle a cité Dickens et le penseur Friedrich Engels, coauteur avec Karl Marx du “Manifeste du parti communiste”. “Aujourd’hui, une révolution est en cours. Je vous propose de la réussir ensemble. Voilà pourquoi nous devons fédérer, gagner”, a-t-elle dit comme si elle souhaitait adresser un signe aux amis d’Olivier Besancenot, qui portaient sur les fonts baptismaux ce week-end leur “nouveau parti anticapitaliste”.

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L’important c’est de contribuer !
Par David Revault d’Allonnes, le 28/06/08 - Libération

Au PS, il y a le «vivre ensemble», nouveau credo de la direction. Mais, surtout, le «contribuer chacun de son côté». Récit d’une semaine où chaque sensibilité a tenu à présenter sa propre contribution. Commentaire entendu mardi, au déjeuner des proches de François Hollande: «On n’a pas vu ça depuis le congrès de Rennes… »
Mardi, 11 h 30, Assemblée nationale «Reconstruire à gauche»

Il est entouré de son clan - entre autres, les députés Philippe Martin, Claude Bartolone et Didier Migaud, ses têtes chercheuses Henri Weber et Guillaume Bachelay. Mais Laurent Fabius a pensé à tout le monde. A Bertrand Delanoë : «Il faut avoir des catégories assez claires. Dire que la première qualité des socialistes, c’est d’être libéral, ce n’est pas ce que nous faisons ici.» Pour Ségolène Royal, aussi, qu’il soupçonne de vouloir transformer le PS en «club de supporters préposés aux applaudissements», et à propos de laquelle il conteste que « l’émotion doive systématiquement primer sur la réflexion ». Quant au principal sujet qui a fâché, l’Europe, il est classé parmi ceux «que nous devons savoir dépasser». Le texte a fait quelques allers-retours avec les amis de DSK, Martine Aubry et Arnaud Montebourg, histoire de ne pas compromettre une future motion commune des «Reconstructeurs». Claude Bartolone, premier lieutenant de Fabius: «C’est calé…»

Mardi, 14 h 30, Musée social «La ligne claire»
La scène a beau se dérouler au Musée social, Gérard Collomb, maire de Lyon, l’assure : «Nous ne voulons pas que le PS finisse au musée.» La présence de Manuel Valls, en bout de table, en atteste, qui permet de pondérer la moyenne d’âge des dignitaires ici alignés : Gérard Collomb, donc, Jean-Noël Guérini, homme fort des Bouches-du-Rhône, et Jean Germain, maire de Tours. Mais attention, il ne s’agit nullement d’une brochette de grands féodaux avant tout soucieux d’attendre que le vent tourne. Plutôt, à les en croire, du parti du mouvement. «Le monde des Trente glorieuses est aujourd’hui terminé», nous apprend Collomb. «Le temps de l’immobilisme est révolu», tonne Guérini. Mais que vient là faire Manuel Valls? «J’ai trouvé dans cette démarche une cohérence et une clarté que je ne trouvais pas ailleurs», ose le député-maire d’Evry.

Mercredi 10 H, Café rouge«Une vision pour espérer, une volonté pour transformer»
C’est un peu le remake de la dame en blanc au milieu des hommes en noir, en version ch’ti. Outre ses amis politiques, le député de l’Essonne François Lamy et la maire de Reims Adeline Hazan, voilà Martine Aubry bien entourée par tous les hiérarques du Nord et du Pas-de-Calais: l’ex-Premier ministre Pierre Mauroy, le patron de la région, Daniel Percheron, les premiers fédéraux, Gilles Pargneaux et Serge Janquin. Même Jack Lang est là, «en harmonie avec cette démarche de gauche. Les convictions d’abord» , insiste l’ancien conseiller spécial de Ségolène Royal. «On a fait la démonstration que c’est du lourd», lâchera François Lamy à l’issue d’un discours fleuve de la maire de Lille. De fait, toutes les questions sont abordées dans cette nourrissante contribution de 51 pages. A part celle d’une candidature : «Ce n’est pas la question du jour», évacue Martine Aubry. Même si son nouveau site internet est une copie conforme de celui de Barack Obama…

Jeudi, 11 h, Sénat.« Réinventer la gauche »
«Vous avez visité l’aile droite du parti, le centre. Là, vous êtes au rayon de la gauche décomplexée.» Suivez le guide Jean-Luc Mélenchon, loin de ceux qui «considèrent Besancenot comme un ennemi» , dans un texte «qui nous confronte sur les sujets qui fâchent». Non sans lucidité: «La gauche du parti ne peut pas gagner un congrès.» D’où un vibrant appel du sénateur de l’Essonne aux autres sensibilités de la gauche du PS, afin que celle-ci «fasse la décision». Un prêche dans le désert socialiste?

Et après ?
Suite des réjouissances ce week-end avec la présentation des contributions de Ségolène Royal, puis de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, et enfin des amis de DSK et d’Arnaud Montebourg. A chacun son heure.

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Bertrand Delanoë en campagne à Marseille
Par Marjory Chouraqui, le 28/06/08 - La Provence

Une halte à Marseille s’imposait. Dans le cadre de sa tournée, avant de déposer mercredi sa contribution et de se déclarer officiellement candidat au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë se devait de tâter le terrain dans les Bouches-du-Rhône. Là où la fédération est l’une des plus puissantes de France. Là où l’un de ses plus influents ténors, le président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, a signé une contribution anti-guerre des chefs avec deux autres barons régionaux, Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Vincent Feltesse, le patron de la communauté urbaine de Bordeaux.

Aussi, avant de rencontrer presse et militants, Bertrand Delanoë a déjeuné avec Jean-Noël Guérini. “On a parlé de nos contributions, a souri le maire de Paris, chacun va lire attentivement celle de l’autre et la commentera”. Évacuant l’idée d’une éventuelle convergence par un “on va voir” évasif. “Il y a une histoire sentimentale et politique avec les socialistes des Bouches-du-Rhône, mais ils savent que je ne suis pas un dégonflé, je suis déterminé”, a-t-il assené tout en lançant, avec un “j’ai un besoin de vous”, un appel aux troupes du département.

Mettant, par ailleurs, en garde sur ces rassemblements régionaux: “Je ne souhaite pas que l’on revienne à la SFIO d’avant Épinay, il faut que les dynamiques locales servent une dynamique nationale.” Favori dans les sondages pour prendre la succession de François Hollande à la tête du parti, Bertrand Delanoë, 58 ans, est parti en campagne six mois avant le congrès de Reims prévu en novembre. À l’occasion de la publication de son livre intitulé De l’audace. Relançant, ainsi, le combat des éléphants bien qu’il affirme ne pas se sentir “concerné” par les “querelles de personnes”.

Hier, il a levé un coin du voile sur sa contribution qu’il n’a pas fini de rédiger, proposant notamment que la France investisse “3% du PIB dans la recherche, soit 15 milliards d’euros par an” et suggérant pour financer cette proposition de “supprimer le paquet fiscal”. Plaidant pour un PS “courageux et moderne”, il a adressé une pique à l’actuel patron de son parti condamnant “l’unanimisme qui ne correspond pas à la pensée de chacun” et espérant que le “congrès de Reims ne ressemble pas au congrès du Mans”.

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Trois contributions contre « le combat des chefs »
25/06/08 - Le Télégramme de Brest

Si Marylise Lebranchu a déposé sa contribution la semaine dernière, la préparation du congrès socialiste à Reims en novembre a véritablement commencé hier.
Pas moins de trois contributions ont été présentées, avec pour point commun : le rejet « du combat des chefs », Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le trio Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhône) et Vincent Feltesse (à la tête de la communauté urbaine de Bordeaux), qui défend une orientation ouvertement social-démocrate, a reçu le renfort du député de l’Essonne Manuel Valls, avant l’appui « d’autres personnalités » la semaine prochaine.
A gauche toute pour Fabius
S’ils veulent que le PS reparte de Reims avec « un patron », Guérini et ses amis soutiennent que « rien ne serait pire que de s’engager quatre ans à l’avance dans un combat qui n’aurait d’autre objet que de prédésigner notre candidat » à la présidentielle de 2012. Partie prenante des Reconstructeurs, Laurent Fabius est au diapason lorsqu’il met en garde contre « un congrès de pugilat ». Les convergences s’arrêtent là. Intitulée « reconstruire à gauche », sa contribution annonce le retour de la puissance publique. L’ex-Premier ministre prône un rassemblement à gauche toute et exclut une alliance avec le MoDem. Comme lui, l’eurodéputée Marie-Noëlle Lienemann et l’ancien ministre Paul Quilès appellent le parti à choisir clairement la stratégie « d’unité de la gauche », dans leur contribution publiée le même jour et intitulée « Changer ».

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Au PS, les ténors régionaux se rebiffent
Par Marjory Chouraqui, 25/06/08 - La Provence

Ils ont décidé de montrer leurs muscles. Tout en jouant les casques bleus chez les “roses”. Engagée il y a un mois, l’initiative de Jean-Noël Guérini, le puissant président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et de Gérard Collomb, le maire de Lyon réélu au premier tour, se précise.

Alors que les éléphants du parti présentent cette semaine leurs orientations et s’installent dans les starting-blocks, hier à Paris, faisant salle comble, ces “barons” locaux ont annoncé leur décision de déposer le 2juillet leur contribution intitulée “la ligne claire”, en vue du congrès du PS du mois de novembre. Une union de grands élus pour exister et un front anti-guerre des chefs recueillant de nombreux signataires dont le président socialiste de la Région Paca, Michel Vauzelle, qui voit cette entrée dans le débat comme “un avertissement”, un “mouvement régional qui dit son ras-le-bol à la bataille de personnes”.

Cette démarche a reçu le renfort remarqué du député maire d’Evry Manuel Valls qui fait figure de postulant potentiel au premier secrétariat du PS. Ces adeptes de la “clarification” entendent être fermes : stop au “bal des prétendants” selon Gérard Collomb. D’abord les idées. Ils prônent donc une ouverture social-démocrate et sont sans pitié avec un parti “en danger” selon Jean-Noël Guérini “qui n’a pas de ligne crédible”, condamné à devenir une formation d’élus s’il n’entame pas sa mue.

Où l’ennemi numéro un est “le présidentiable avec son égo et ses réseaux” comme ils l’écrivent dans leur document. Un constat sévère qui veut faire valoir le bon sens de la province sur la déraison parisienne, le poids électoral des territoires sur l’illisibilité nationale. Déjà en 2005, la fédération des Bouches-du-Rhône, 4e de France, avait joué cette carte pour peser et décrocher des mandats rue de Solférino. Cette fois, deux échecs nationaux plus tard, le contexte est différent et la course à la succession de François Hollande fait rage.

Le message est donc aussi idéologique que tactique pour ceux qui disent récuser les chapelles et affirment, à l’instar de Jean-Noël Guérini, n’être “affiliés à aucune écurie”. Alors à qui profite cette offensive ? “Nous ne sommes les sous-marins de personne, ni de François Hollande, ni de Ségolène Royal”, assène l’ex-candidat malheureux à la mairie de Marseille. En jouant les contre-pouvoirs, en consolidant leur rôle de troisième force, ces ténors, qui n’ont d’ambition nationale que celle de vouloir compter, viennent brouiller le jeu et s’organisent pour se rendre incontournables.

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Des “Casques bleus” contre la guerre des chefs
25/06/08 - Profession Politique

Refusant le combat des chefs, le maire de Lyon, Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, et… le maire d’Evry, Manuel Valls, se sont associés pour signer la contribution intitulée “Une ligne claire”. “Nous ne sommes les sous-marins de personne”, clamaient-ils, lors de sa présentation, à quelques rues de Solférino, où les oreilles devaient siffler. La contribution “décentralisatrice, européenne et sociale” de ces “Casques bleus entre les deux, trois ou quatre prétendants” au premier secrétariat souhaitent créer “l’électrochoc” (dixit Manuel Valls) que constituerait “l’émergence des territoires” dans la direction du Parti. Un retour au mollétisme ? “Les élus de la SFIO étaient ceux de territoires en déclin. Nous sommes ceux des villes du futur”, dit le maire de Lyon, qui en a assez “de cette démarche schizophrène consistant à ne pas revendiquer au niveau national ce qui est pratiqué au niveau local”. Ils veulent “un patron” pour le PS – Manuel Valls, qui assistait encore récemment aux réunions de travail de Ségolène Royal, dit n’avoir “aucune ambition” pour le poste – et une primaire à l’italienne, pour la désignation du candidat à la présidentielle. Interrogé sur l’avenir de cette association, Gérard Collomb s’amuse de son lapsus entre contribution et motion : “Des fois, on se laisse aller…” “Si les intérêts particuliers continuent de primer sur le projet, menace Jean-Noël Guérini, nous irons jusqu’à la motion.”

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Les «barons» du PS ne veulent pas choisir maintenant
Par Nicolas Barotte, 24/06/08 - Le Figaro

Gérard Collomb, Manuel Valls et Jean-Noël Guérini ont signé une contribution intitulée «La ligne claire».

Objectif : ne pas choisir. Les grands élus locaux qui ne veulent pas se prononcer maintenant sur le leadership du PS ont présenté hier leur contribution «La ligne claire» pour le congrès du PS. Dans cette période de poker menteur et de tactique, ils ont brandi la menace de soumettre leur texte, à l’automne prochain, au vote des militants.

Presque un classique : en 2005, lors du congrès du Mans, les Bouches-du-Rhône avaient aussi présenté une contribution avant de rallier celle de la majorité emmenée par le numéro un du PS, qui était sûre de l’emporter…

L’initiative du maire de Lyon, Gérard Collomb, du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, et du président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, trois anciens partisans de Ségolène Royal, séduit cependant un nombre croissant d’élus locaux. Hier, elle a été rejointe par Manuel Valls. Après s’être un temps rapproché de Ségolène Royal puis avoir envisagé de déposer sa propre contribution avec le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, le député maire d’Évry a choisi de signer le texte des barons locaux où il a vu «une cohérence et une clarté qu’(il) ne trouvait pas ailleurs». «La ligne claire» plaide pour une approche résolument sociale-démocrate, appuyée sur les pratiques concrètes de ces élus locaux. Bref, ils ne veulent plus entendre parler de la gauche du parti. Et si leur conférence de presse s’est tenue au Musée social, «ce n’est pas un clin d’œil», a précisé Collomb pour éviter tout malentendu.

S’ils ne sont plus avec Ségolène Royal, à qui va leur préférence ? En invitant les «leaders nationaux à se rassembler dans l’intérêt général» et en plaidant pour une large majorité au sein du PS, unie sur un même «socle» idéologique, les signataires partagent, bon gré mal gré, la stratégie de François Hollande. «Nous ne roulons pour personne. Nous ne sommes les sous-marins de personne», a vivement répondu Jean-Noël Guérini. «Il faut cesser de faire croire que pour que tout change, rien ne doit changer».

«Personnaliser»

Le premier secrétaire sortant est durement visé. Pour ne pas «personnaliser» le débat et pouvoir discuter «du fond», aucun des responsables présents à la table n’a voulu donner le nom du patron idéal à leurs yeux. «Quand nous passerons à la phase des motions, nous indiquerons qui nous voulons comme premier secrétaire. Le PS ne manque pas de talents, il s’en trouve un à notre table, même si ce n’est pas lui notre candidat», a expliqué Collomb. Peu populaire dans le parti, Valls la joue modeste : «Je n’ai pas d’ambition, si ce n’est de faire réussir le PS dans ce congrès.»

Alors qui ? Au fond de la salle, l’élu marseillais Patrick Mennucci, partisan de Ségolène Royal, lance une autre hypothèse : «Quelqu’un qui puisse rassembler aussi bien Ségolène Royal et Bertrand Delanoë : Gérard Collomb». Est-ce qu’il y croit ?

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PS: La ligne claire d’attaque
Par Maud Pierron, 24/06/08 - Le Journal du Dimanche

C’est la saison des contributions au PS. Après celle de Laurent Fabius, Gérard Collomb, la maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président de la région des Bouches-du-Rhônes et Manuel Valls, le député-maire d’Evry ont présenté ensemble leur texte, ce mardi. Cette alliance inhabituelle de “barons locaux” se situe sur la ligne réformiste et tape fort sur “la rue de Solférino” et les “présidentiables”.

Nous sommes réunis au musée social, mais n’y voyez aucun clin d’oeil, nous ne voulons pas que le PS finisse au musée. Mais pour cela, le PS doit se réformer”. Derrière la boutade, le constat. Clair et incisif. D’ailleurs, “la ligne claire”, c’est le nom choisi par Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon ainsi que ses camarades, Jean-Noel Guérini, le président de la région des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, absent de la présentation à la presse, pour leur contribution. Si le nom du texte peut prêter à sourire vu l’état du PS, ses signataires n’ont pas le coeur à ça. Partisans d’une ligne réformiste, ils exhortent le parti “à faire sa mue intellectuelle pour que le prochain candidat à la présidentielle puisse faire des propositions crédibles”, explique le sénateur-maire de Lyon. “Si le PS ne devient pas clairement réformiste, il laissera de l’espace à gauche à Besancenot car l’extrême-gauche est toujours plus efficace dans la protestation, et à droite à François Bayrou, qui va finir par incarner le réformisme”, a analysé le “centriste” Collomb.

Si ces hommes d’appareils, tous des élus locaux dont la voie porte peu rue de Solférino sont décidés à sortir du bois, c’est pour “sauver” le parti. “Le PS est en danger, il n’y a aucune ligne crédible, des divisions, des combats de chefs. Je m’inquiète de la capacité du PS à être crédible alors que nous gérons la majorité des régions, des départements et de nombreuses villes”, gronde le Marseillais Guérini.

Or ces “casques bleus” du PS craignent le “bal des prétendants” actuel qui empêche tout débat d’idée. Des idées, eux, en ont. Poussés par la vague rose lors des dernières municipales et cantonales, ayant à l’esprit que depuis 2002 les seules victoires du PS l’ont été sur le terrain local, ils partent à l’attaque avec une nouvelle légitimité. “Nous sommes des élus locaux qui réussissons plutôt bien. Notre réflexion s’ancre sur le terrain mais le dépasse aussi. Nous ne sommes pas d’un provincialisme borné”, se défend le maire de Lyon. Ils veulent que le PS prennent en compte “les trois chocs” qui ont changé la société, celui de la révolution scientifique, celui de la globalisation, celui de l’urgence écologique, le tout dans l’optique de la sociale-démocratie.

Les “soutiers” du PS en rébellion contre “la rue de Solférino”

Mais évidemment, cette coalition de “barons locaux”, ex(?)-soutiens de DSK ou Royal, interroge. On a entendu qu’ils seraient utilisés par Ségolène Royal, parfois par François Hollande… puisqu’au PS, il est toujours question d’arrières-pensées. “Il n’est pas question de nous affilier à une quelconque écurie. Notre démarche n’exclue personne mais je ne suis le sergent-recruteur de personne. Nous ne roulons pour personne”, a tonné Guérini, ancien proche collaborateur de Ségolène Royal, qui a ajouté perfide “n’écoutez pas ce qui se dit à Solférino”. Et Manuel Valls, le député-maire d’Evry, d’y aller aussi de sa petite pierre dans le jardin des caciques de Solférino: “J’ai trouvé dans cette démarche une cohérence sur le fond et une clarté que je n’ai trouvés nulle part ailleurs.”

De fait, les “soutiers” du PS, comme ils s’appellent, sont entrés en rébellion contre “la rue de Solférino”, c’est-à-dire, l’appareil central du PS, symbolisé par François Hollande. C’est le match Paris-province qui se rejoue. “J’en ai marre d’être schizophrène entre ce que je fais et dis chez moi et ce que j’entends à solférino”, résume Gérard Collomb. Manuel Valls partage le même constat et parle de “hiatus”. La contribution tape encore plus fort: “L’objectif, c’est que le PS soit le moteur de la reconquête. Ce mouvement ne pourra pas s’engager si la rue de solférino reste ce bac à sable où s’ébrouent, chaque mardi les présidentiables et leurs lieutenants”. Et d’enchaîner: “L’ennemi n° 1 d’un parti renouvelé, c’est le présidentiable potentiel avec son égo et ses réseaux”, conclu le texte.

“Si nos leaders ne se rassemblent pas, nous prendrons nos responsabilités”

En cette période de rodomontades, où il est essentiel de montrer ses muscles, dans ce cas, les signatures, le collectif de “La ligne claire reste dans le flou. “Il y aura de nombreux signataires, vous verrez le 2 juillet”, date limite d’enregistrement des contributions, lâche Jean-Noël Guérini. Qui confond “contribution” et “motion”. “Ce n’est qu’un lapsus pour l’instant, plaisante-t-il avant de se faire plus sérieux. Pour l’instant notre objectif c’est d’avoir un socle majoritaire. Mais si l’on voit que les intérêts particuliers passent avant l’intérêt commun, alors nous irons vers une motion. Il n’y aura pas d’état d’âmes. Si nos leaders ne se rassemblent pas, nous prendrons nos responsabilités”, tonne-t-il. Et qui dit motion dit acte de candidature à la succession de François Hollande.

Les regards se tournent alors vers Manuel Valls, le député maire d’Evry, le plus médiatiques des hommes présents. Avec humilité, il dit se “placer dans une démarche collective” et ne pas “avoir d’ambitions particulières”. “Notre démarche s’inscrit hors des questions de personnes. Le texte peut créer un électrochoc au sein du PS. Pour la première fois, c’est une démarche qui vient des territoires et des villes. Nous avons un devoir d’imagination mais aussi de réussite. Car ce sera le dernier congrès avant les présidentielles”, a rappelé Valls. La dernière échéance pour donner une ligne claire à un parti déboussolé depuis plus d’un an déjà.

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Congrès du PS : les élus locaux rentrent dans le jeu
Par Constance Baudry, 24/06/08 - Le Monde

“Transformer la force locale du Parti socialiste en force de propositions au niveau national.” Tel est l’objectif du maire de Lyon, Gérard Collomb, du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, et du président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse. Ces élus locaux ont présenté, mardi 24 juin à Paris, leur contribution intitulée “La ligne claire” dans la perspective du congrès socialiste de Reims. Pour eux, il s’agit d’en finir avec “l’incapacité du PS à être crédible et audible alors qu’il gère une majorité de collectivités locales”, comme l’explique M. Collomb :

Ces élus locaux souhaitent que le prochain congrès ne ressemble pas à un “bal des prétendants”. “Ce n’est pas d’abord la personnalité de nos candidats qui les a fait perdre lors des dernières élections présidentielles”, analysent-ils dans leur contribution, avant d’ajouter : “Il ne pouvait y avoir plus différent que Lionel Jospin et Ségolène Royal.”

“NOUS NE SOMMES LE SOUS-MARIN DE PERSONNE !”

Objectif des élus : “faire surgir une pensée réformiste”. Et d’après eux, si le PS ne relève pas ce défi, il offre un boulevard à François Bayrou pour 2012. Pour y arriver, ils se réclament de la social-démocratie. Si Laurent Fabius souligne la crise du courant social-démocrate chez nos voisins européens, en affirmant que ceux qui s’en revendiquent ont un train de retard, ils lui répondent qu’il ne sert à rien d’invoquer “des solutions d’avant-hier”.

Les trois élus locaux peuvent déjà compter sur le soutien du maire de Tours, Jean Germain, du sénateur de la Drôme, Jean Besson, et surtout du député de l’Essonne, Manuel Valls. Les élus locaux roulent-ils pour un(e) candidat(e) ? “Nous ne sommes le sous-marin de personne !”, se défend M. Guérini.

Pour preuve de leur indépendance, ils se disent prêts à aller jusqu’au bout de leur démarche et pourquoi pas déposer une motion en septembre. Le vote des motions précédant l’élection du premier secrétaire du PS, il est néanmoins trop tôt, selon les élus locaux, pour dire qui ils soutiendront pour succéder à François Hollande à la tête du parti. Même si, comme le souligne M. Collomb, en se tournant vers Manuel Valls, la jeunesse est prête à prendre la relève…

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Congrès de Reims : Les barons locaux du PS présentent leur contribution
Par Charlotte Chaffanjon, 24/06/08 - lepoint.fr

Le rendez-vous était donné mardi au Musée social, à Paris. Il ne faut pas y voir un clin d’oeil. Les socialistes Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Manuel Valls, député-maire d’Évry, qui y ont présenté leur contribution commune en vue du congrès de Reims, ne “veulent surtout pas que le PS se retrouve au musée”. “Notre parti doit faire sa mue intellectuelle”, a clamé Gérard Collomb.

“La ligne claire” , texte de 42 pages présenté par les trois élus à la presse avant la version définitive le 2 juillet prochain, appelle les socialistes à prendre en compte les trois grands chocs qui ont transformé le monde ces trente dernières années. Les révolutions scientifiques, d’abord. “Les nouvelles technologies de l’information et des communications [...] nous ont fait entrer dans un nouveau format historique.” La globalisation, ensuite, avec l’apparition, entre autres, “des multinationales qui ont dépassé les États et déployé leur projet économique au monde entier“. L’émergence de l’urgence écologique, enfin. “Nous sommes entrés dans une nouvelle ère que le sociologue André Micoud appelle le moment écologique : celle de la gestion et de la régulation du vivant où la question de la vie devient la question majeure.”

“Dans cette redéfinition, nous entendons rester fidèles aux valeurs qui fondent le socle du Parti socialiste : celle du progrès, de la justice sociale et de l’épanouissement de la personne humaine“, peut-on lire dans La ligne claire. Manuel Valls a vanté “le souci de cohérence et de clarté” de la démarche “qu’il ne trouvait pas ailleurs au PS”. “Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales.”

“Ni comte, ni baron, ni rien du tout”

Les trois élus, auxquels se sont joints le maire de Tours Jean Germain et le sénateur de la Drôme Jean Besson - Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux également à l’origine du rassemblement, était retenu dans sa ville - ont tenté de tordre le cou aux rumeurs. Au PS, beaucoup accusent ces barons locaux de ne se prononcer en faveur d’aucun candidat à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire. Leurs régions pesant lourd en nombre de militants, à l’image des 8.000 personnes encartées dans les Bouches-du-Rhône, ils se verraient donc en faiseurs de rois au moment du congrès de Reims. “Je ne suis pas un sergent-recruteur de personnes cachées derrière une contribution de barons locaux“, se défend vivement Jean-Noël Guérini.

“Je ne suis ni un comte, ni un baron, ni rien du tout. Je suis socialiste“, renchérit Jean Germain, qui poursuit : “Je veux que le prochain secrétaire puisse être élu de façon transparente, sans considération tactique, et que les militants puissent le faire librement.” Ils se défendent également de jouer pour François Hollande, pour Ségolène Royal, ou pour qui que ce soit d’autres. “Il n’est pas question de nous affilier à une quelconque écurie, sensibilité ou chapelle“, déclare Jean-Noël Guérini. “Chaque chose en son temps. Nous verrons en septembre [lorsque les contributions fusionneront pour devenir des motions soumises au vote des adhérents, NDLR] qui nous soutiendront.”

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PS - Les hommes les plus dragués de France
Par Renaud Pila, 24/06/08 - lci.fr

Ils sont “montés à Paris”, comme on dit. Mardi après-midi, plusieurs grands élus locaux du PS ont tenu une conférence de presse sous une chaleur écrasante dans le centre de la capitale. Mais cette touffeur n’a pas semblé atteindre leur bonne humeur : il faut dire que leur initiative attire la curiosité de la presse, mais surtout des grands acteurs du congrès socialiste de novembre. Assis côte à côte, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, patron des Bouches-du-Rhône, Jean Germain, maire de Tours, Jean Besson, sénateur de la Drôme et un rallié de fraîche date, le très médiatique Manuel Valls. Cette brochette de notables connaît par cœur les arcanes du parti socialiste et voyait d’un très mauvais œil la bataille d’égos à venir. “Je garde un souvenir terrible du congrès du Mans, confie avec fougue Jean-Noël Guérini. On m’a fait applaudir à quelques minutes d’intervalle tout et l’inverse de tout. Plus jamais !”.

Très remontés contre le bal des présidentiables et la confusion idéologique du PS, ces élus locaux ont intitulé leur contribution, “la ligne claire”. Méthode coué ? “Pas du tout, explique l’un d’entre eux. Nous sommes résolument réformistes, pragmatiques, proches des territoires et favorables à l’innovation et au développement des PME”. “Nous sommes sans complexes la droite du parti, proches d’un Tony Blair ou aujourd’hui d’un Barack Obama”, analyse le sénateur Jean Besson. Mais pas question pour eux de s’enfermer dans un courant idéologique. “Tout le monde est le bienvenu dans notre démarche, mais si c’est pour favoriser tel ou tel présidentiable, alors non merci”, précise le maire de Lyon, chantre d’un socialisme moderne.

“Nous ne roulons pour personne”
Si idéologiquement, la ligne de ces “barrons” est en effet assez “claire”, tactiquement, elle reste encore un peu floue. Une chose est sûre, rien ne pourra se faire sans eux lors du prochain congrès. S’ils refusent d’être qualifiés de “faiseurs de roi ou de reine”, ils sont vus comme tel par tous ceux qui ont des ambitions à diriger le parti. “Nous pesons entre 10 à 15% du PS et aucune des stars n’aura à elle seule la majorité, c’est aujourd’hui certain”, explique un proche du maire de Lyon. Et l’agenda de l’homme fort de Marseille, Jean-Noël Guérini, est en ce moment très rempli : il a vu Ségolène Royal deux heures il y a deux semaines et reçoit vendredi Bertrand Delanoë pour un déjeuner en tête à tête. “Je leur explique très clairement que nous assumerons nos responsabilités, quitte à aller jusqu’au dépôt d’une motion en septembre s’ils restent dans leurs manœuvres d’appareil et leurs ambitions personnelles”, explique-t-il, mi-menaçant, mi-guoguenard.

“Nous ne roulons pour personne. N’écoutez pas les bruits qui partent de Solférino” (siège du PS), fait-il également remarquer, après les rumeurs d’une alliance masquée avec François Hollande qui voudrait sortir par le haut du prochain congrès. Et pour faire taire ces bruits, le patron du conseil général des Bouches du Rhône ne cache pas sa très mauvaise humeur contre le premier secrétaire du PS : “c’est intolérable que François Hollande cherche encore à tout contrôler en ne disant pas la vérité. Moi je n’ai qu’une parole, pas lui”.

Le ralliement de Manuel Valls à ces élux locaux apporte une touche de renouvellement et de notoriété à leur démarche. Le nom de Pierre Moscovici a été également plusieurs fois cité mardi mais ce dernier continue à croire en sa candidature, pour l’instant.
A suivre…

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PS: “Contribution day”, épisode 1
Par Stéphane Alliès, 24/06/08 - Mediapart.fr

Ce mardi a commencé la grande série de l’avant-été, celle des présentations de contributions socialistes en vue du prochain congrès de Reims en novembre. En fin de matinée, Laurent Fabius a rendu public son texte (”Reconstruire à gauche”), savant mélange de propositions d’obédience tant strausskahniennes (le “socialisme de production”) qu’à la gauche du parti (la “clause de sauvegarde” empêchant toute directive européenne entraînant un recul des droits sociaux). Toujours à la recherche d’une troisième voie face à l’affrontement Delanoë/Royal, l’ancien premier ministre espère bien déposer une motion commune avec les proches du député Jean-Christophe Cambadélis comme ceux de Martine Aubry. Sans oublier la gauche du parti (Benoît Hamon et Henri Emmanuelli) et le duo Moscovici/Montebourg.

Ces derniers ont été aussi appelés du pied par Manuel Valls, qui a rejoint la contribution des territoires (”La ligne claire”). Fruit du travail commun du maire de Lyon Gérard Collomb, du président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et du président de la communauté urbaine de Bordeaux Vincent Feltesse (excusé). En guest-star, le maire de Tours Jean Germain et le sénateur de la Drôme Jean Besson. À 18h30, le texte de la contribution n’était pas encore en ligne sur leur site internet… Mais on peut lire l’introduction de M. Guérini sur son blog. Appelant à une grande motion majoritaire sur une orientation clairement réformiste, ils ont réfuté en bloc la dénomination de “barons locaux” qu’on leur accole. «Nous ne sommes les sous-marins de personne, ni de François Hollande, ni de Ségolène Royal. Nous voulons être le socle majoritaire sur lequel le PS se donnera un patron», a tonné le candidat malheureux à la mairie de Marseille.

Ils prônent une priorité donnée «à la thématique de la connaissance» et souhaitent une «refonte de la politique de la recherche, couplant public et privé» comme un «changement des systèmes scolaires de l’enseignement primaire et de la recherche». Ils appellent enfin à la mise en place de “primaires à l’italienne”, ouverte à tous les sympathisants de gauche, pour désigner le candidat à la prochaine présidentielle. En coulisses, Patrick Menucci et Nicolas Perrin, proches de Ségolène Royal et François Rebsamen, plaisantaient gaiement…

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Congrès: Valls rejoint Collomb et Guérini
24/06/08 - lefigaro.fr avec AFP

Le député socialiste rénovateur de l’Essonne Manuel Valls a rejoint aujourd’hui la coalition des notables lyonnais et marseillais, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, pour le congrès du PS en novembre, estimant que leur démarche “peut créer un véritable électrochoc” au sein du parti.
“Je viens prendre ma place dans une démarche collective. Je n’ai pas d’ambition, si ce n’est de faire réussir le PS dans ce congrès” de Reims, a déclaré M. Valls lors d’une conférence de presse avec MM. Collomb et Guérini, qui présentaient leur contribution au congrès, baptisée “la ligne claire”.
Selon l’ex-conseiller de Lionel Jospin, le maire de Lyon et le président du département des Bouches-du-Rhône ont le mérite de “ne pas poser le problème des personnes et de dire que l’urgence, c’est le débat de fond” tout en ayant le souci de la “cohérence” et de la “clarté” sur la ligne politique.

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PS : le ras-le-bol d’un “Jacquou le croquant”
Par Renaud Pila, 24/06/08 - www.lci.fr

Interview - Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux s’explique.
LCI.fr - Pourquoi une contribution de grands élus régionaux ? Cela n’ajoute-t-il pas de la confusion au débat ?
Vincent Feltesse : Aujourd’hui, le PS perd à répétition les élections nationales, et en même temps il gagne des batailles au niveau local. Nous avons le sentiment que ces succès sont dus au fait que sur le terrain, nous parvenons à inventer des politiques conformes à nos valeurs de gauche. Il y a besoin de démultiplier cela au niveau national.

Or au niveau national, c’est un peu la polka des ego et des discussions théoriques avec une bataille entre les Anciens et le Modernes. Tout cela montre une déconnexion avec ce que les gens souhaitent aujourd’hui.

LCI.fr - C’est le ras-le-bol de la province contre la guéguerre parisienne ?
Oui. D’une manière provocante, il y a un côté Jacquou Le Croquant dans notre démarche.

LCI.fr - Mais quelles sont vos valeurs, le pragmatisme ?
Il y a du pragmatisme oui, mais pour être fidèle à nos valeurs initiales de gauche. Il faut de la progression sociale pour les plus défavorisés. Sur les problèmes de logement, de discriminations ou d’éducation, le PS ne dit plus grand-chose au niveau national. Il est perdu dans des débats sans fin. Or au niveau local, nous ne sommes pas des distributeurs de subsides publiques mais bien des inventeurs de politiques. Il faut maintenant parvenir à transformer cela au niveau national.

LCI.fr - Depuis dix ans, la direction du PS n’a pas écouté les élus des régions ?
C’est un peu plus compliqué que ça. Il y a une part de schizophrénie entre nous. Gérard Collomb est président du conseil national du parti, Jean-Noël Guérini est membre du bureau national et moi-même je suis secrétaire national…

LCI.fr - Alors pourquoi sortez-vous du bois maintenant alors que vous êtes tous des leaders nationaux quand vous le souhaitez ?
Nous pensons que les échecs de Lionel Jospin puis de Ségolène Royal s’expliquent par une carence dans la définition de notre ligne politique. Ce complexe d’infériorité par rapport à un “surmoi marxiste” fait que l’on invente plus de politiques adaptées au monde d’aujourd’hui.

On rejette également la personnalisation des débats au congrès, elle n’est pas la bienvenue.

LCI.fr - Et pourquoi la démarche de Bertrand Delanoë, maire d’une grande ville et partisan d’une ligne réformatrice n’a-t-elle pas votre faveur ?
Nous croyons que ni Delanoë, ni Royal, ni Aubry, ni Hollande ne parviendront à avoir une majorité à ce congrès. A partir de là, comment créer les conditions d’un travail collectif suffisant ? Il faut en tout cas éviter les dynamiques personnelles.

LCI.fr - La démarche du maire de Paris était trop personnelle ?
C’est comme ça qu’elle a été ressentie par de nombreux militants.

LCI.fr - Que pensez-vous alors de la stratégie des “Reconstructeurs” qui refusent la présidentialisation du parti ?
A la différence de leur démarche, notre contribution s’appelle “La ligne claire”… Il y a quelques points clés autour de l’Europe, du rapport au monde de l’entreprise, ou de la décentralisation sur lesquels les fabiusiens et les strauss-kahniens ne sont pas d’accord. Or nous avons besoin de clarté.

LCI.fr - Et la percée de Martine Aubry ?
Je le répète, nous avons des conditions sur la ligne politique. On a l’impression que Martine fait un agrégat de gens qui ont eu dans le passé des positions antinomiques.

LCI.fr - Son recentrage sur une ligne de gauche vous séduit ?

Recentrage à gauche ? Ca ne veut pas forcément dire grande chose. Sur la question des discriminations dans le logement, je peux avoir des positions qui sont “très à gauche”. Mais sur le rapport à l’entreprise, nous serions plutôt classés à droite. Il faut arrêter ce genre de classification car le monde est devenu trop complexe.

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Les contributions PS, copieux hors d’oeuvre du congrès de Reims
Par Pascal Liétout, 24/06/08 - Le Point

Avec ou sans mise en scène, courants et dirigeants socialistes se mettent en ordre de bataille idéologique cette semaine en présentant leurs contributions en vue du congrès de Reims.

Ces premiers textes, que les militants parcourront pendant l’été, fournissent un tour d’horizon des proximités de programmes et de personnes avant la phase des motions, qui seront soumises au vote en novembre.

En 2005, avant le congrès du Mans, 18 contributions générales et 302 contributions thématiques avaient été déposées, soit six cahiers de 10.000 pages pesant plus de 600 grammes.

Cette année, une dizaine de textes généraux devraient être enregistrés par le Conseil national de mercredi prochain et la direction du PS a fait passer la consigne: pas plus de 90.000 signes par contribution.

Martine Aubry que les sondages placent désormais dans le trio de tête pour prendre la succession de François Hollande avec Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, présentait sa contribution mercredi à Paris. Lundi, le texte que la maire de Lille rédige seule culminait encore à 188.000 signes.

L’ancienne ministre de l’Emploi du gouvernement Jospin parlera beaucoup de social mais pas que des 35 heures, de son concept de “société douce” où l’on renforce la lutte contre les égoïsmes et abordera de nombreuses questions internationales comme la faim dans le monde, explique son entourage.

“GROS CAILLOU”

La maire de Lille se lance pour l’instant avec le seul soutien d’une partie des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais.

“On va nous dire qu’elle n’a pas de troupes, on est habitué. C’est même ce qui fait sa force. Elle inquiète moins”, estime François Lamy, l’un de ses lieutenants.

Fidèle à sa démarche participative, Ségolène Royal a lancé début avril un site internet pour interroger les militants sur 10 grands axes. En deux mois, 200 réunions publiques ont été organisées et 2.500 contributeurs ont répondu aux questions en ligne.

Le résultat doit être présenté samedi par l’ex-candidate à l’Elysée à la Maison de la Chimie. Le texte, qui devrait être assez bref, était mardi encore en cours d’écriture et l’idée de publier une liste de parlementaires la soutenant a été abandonnée.

“On ne veut pas faire un congrès à l’ancienne et faire la chasse aux signatures. On publie le texte et ceux qui veulent nous rejoindre le feront après”, explique une proche, démentant toute perte de vitesse au sein du parti.

Embarqué dans un tour de France pour la promotion de son dernier ouvrage (”De l’audace”), Bertrand Delanoë avait initialement annoncé que son texte ne serait rendu public que le 2 juillet.

Le maire de Paris, qui a également publié un appel baptisé “Clarté, courage, créativité”, devait présider finalement une soirée-débat mercredi soir au théâtre de L’Européen à Paris avant de se rendre à Lyon puis Marseille en fin de semaine.

“CASQUES BLEUS”

Après avoir lancé un site internet pour récolter des signatures de soutien, François Hollande devrait attendre le dernier moment pour dévoiler son texte. “On ne veut pas organiser de show”, commente le député Bruno Leroux.

Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, piliers de la gauche du PS, présentent la contribution “Reconquêtes” samedi après-midi après un séminaire à La Sorbonne où ils ont convié Laurent Fabius, qui devait dévoiler son propre texte mardi à l’Assemblée, Arnaud Montebourg ainsi que le sociologue Emmanuel Todd.

Candidat déclaré au poste de premier secrétaire, Pierre Moscovici a rédigé le texte intitulé “Besoin de gauche” avec Arnaud Montebourg et le rend public mercredi soir au Conseil régional d’Ile-de-France.

La contribution sera également signée par Jean-Christophe Cambadélis, animateur du mouvement des “Reconstructeurs”, conçu à la base comme un rempart contre la guerre des “présidentiables”.

Ce refus du combat des chefs a également rapproché le maire de Lyon, Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini et le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse.

Leur contribution “décentralisatrice, européenne et sociale” doit être présentée mardi. Après quelques réunions de travail avec Ségolène Royal, Manuel Valls, député-maire d’Evry, signera finalement ce texte intitulé “La ligne claire”.

“Nous ne sommes pas que des casques bleus entre les deux, trois ou quatre prétendants (à la tête du PS) mais porteurs de la quasi-révolte des territoires par rapport au fonctionnement national”, explique Vincent Feltesse qui “n’exclut pas du tout d’aller jusqu’à la motion”.

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Gérard Collomb et les barons locaux escaladent le PS
Par A. Gd., 24/06/08 - Libération

Ils en ont marre d’être cantonnés à « la gestion des crottes de chiens ». Eux aussi, il aimeraient être associés, entendu, pouvoir parler de l’avenir du PS, se faire une place à côté des éléphants. Cette semaine, quelques grands élus locaux socialistes, dont le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, présentent leur contribution, qu’ils ont intitulé « La ligne claire ». Parmi les co-signataires se trouve aussi le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, et le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse…

On les appelle désormais les barons. Histoire de les différencier des éléphants. Ils pesaient jusqu’à présent peu dans les couloirs de rue de Solférino,mais tirent une légitimité nouvelle de leurs mandats locaux. La vague rose aux dernières municipales, en plein marasme du parti socialiste, leur a donné un nouveau souffle. Qu’ils entendent bien mettre à profit en vue du congrès de Reims en novembre. Leur credo : mettre leurs expériences et leur savoir-faire locaux au service d’un projet socialiste national. Pour que leur parti cesse, selon leurs termes, de faire « de la politique hors-sol ».

Pour autant, insiste Jean-Louis Touraine, l’un des signataires lyonnais (et premier adjoint à la ville de Gérard Collomb), leur démarche « ne se résume pas à transposer des recettes locales au plan national ». Gérard Collomb renchérit : « Je souhaiterais par exemple que nous participions au sein du PS à des groupes de réflexion qui ne concerne pas seulement les problèmes de voiries ! ». Et de rappeler qu’en tant que président d’agglomération, il s’occupe très régulièrement de problématiques internationales. « La mondialisation est justement liée aux territoires », insiste-t-il.

Un brin complexés les barons ? Ils ont en tout cas le souci de rappeler que les socialistes parisiens n’ont pas le monopole de la pensée. Lors de la présentation de sa contribution, Gérard Collomb, prend ainsi la peine de préciser qu’il a écouté dans la matinée France Culture « comme tous les matins », et qu’il s’est particulièrement intéressé aux propos de l’économiste Patrick Artus (auteur de « Globalisation, le pire est à venir »). « Nous ne sommes pas totalement incultes », ajoute-t-il.

Difficile cependant, en dehors de leurs bilans sur le terrain, de dessiner politiquement cette «ligne claire» qui relierait par exemple le lyonnais Gérard Collomb au marseillais Jean-Noël Guérini. On retrouve d’ailleurs, parmi les signataires, des militants d’écuries socialistes diverses, ex-soutiens de Royal, DSK ou Montebourg entre autres. La cohérence politique est d’autant plus difficile à dégager que la contribution est encore en gestation (les copies doivent être rendues le 2 juillet). Et qu’aucun d’entre eux ne souhaite prendre position sur les têtes officiellement lancées dans la course à la direction du PS, les Delanoë, Royal, Aubry… « La question n’est pas celle de la personnalité qui guidera le PS mais de définir d’abord un projet », répète Gérard Collomb. Pour preuve, aucun des signataires de la Ligne Claire n’est candidat au poste de secrétaire national du PS, ni candidat putatif aux présidentielles.

D’ici le 2 juillet, une dizaine de contributions devraient être déposées.

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Collomb voit claire pour le parti
Par Frédéric Crouzet, 24/06/08 - 20 Minutes

Les élus locaux veulent peser sur l’avenir du Parti socialiste. Le maire de Lyon Gérard Collomb a présenté hier les grands axes de sa contribution au prochain congrès du PS élaborée avec d’autres responsables socialistes de collectivités locales comme Jean-Noël Guérini, président du département des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux. Baptisé « la ligne claire », ce texte (qui doit être publié en fin de semaine) se veut un socle de réflexion sur la modernisation du parti en « partant des territoires ».

« Les élus locaux ne s’occupent pas que des bouses et des crottes de chiens. Ils ont reconverti leur ville et sont en prise avec la mondialisation, estime Gérard Col­lomb. Et face aux changements dans notre société, le PS doit se réformer pour porter un discours crédible. Il faut voir le monde tel qu’il est et non plus tel qu’on le voudrait. » Pour le maire de Lyon, « l’innovation » est la base « d’un modèle économique performant ». Se défendant de vouloir « transposer les recettes d’une ville au niveau national », les auteurs plaident pour un « parti décentralisé ». « A Solferino, la direction nationale a tendance à faire une politique hors-sol, ils ne voient plus le pays tel qu’il est », insiste le maire de Lyon. Les trois auteurs ont déjà obtenu le soutien de plusieurs présidents de région. Et sont « courtisés » par les candidats au premier secrétariat du PS. « Je prends sur mon emploi du temps pour voir ceux qui veulent me rencontrer », jubile Collomb.

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PS: les ténors montrent les muscles
Par Paul Quinio, 24/06/08 - Libération

INTERVIEW. Candidat malheureux, en mars, à la mairie de Marseille et président socialiste du conseil général des ­Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini présente mardi avec Gérard Collomb, le maire de Lyon, mais aussi Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, ou encore Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la contribution qu’il va signer dans la perspective du congrès du PS, qui se tiendra en novembre à Reims. Il s’explique sur sa stratégie et estime que “le congrès du PS est mal engagé”.

Pourquoi avoir signé une contri­bution ?
JEAN-NOËL GUÉRINI : “Nous sommes nombreux à penser que le PS ne doit pas se focaliser sur les querelles de personnes, ni aborder la question de la candidature pour 2012. Après trois défaites présidentielles, nous devons avoir d’autres priorités.
De ce point de vue, le congrès est mal engagé. Sur les sujets qui ­intéressent les Français, comme le logement, le pouvoir d’achat, l’éducation et j’en passe, nous sommes inaudibles.
Chaque jour, dans les régions, dans les conseils généraux, dans les villes, le PS prouve qu’il peut affronter la réalité pour la changer, et démontre sa capacité à être réformiste.
Mais le PS est en danger s’il se contente d’être un parti de collectivités territoriales. Il doit apporter des réponses aux Français.
”

Pour qui roulez-vous ?
“Le temps du choix, c’est celui des motions, en septembre. Nous verrons bien ce que nous ferons, mais on ne s’interdit rien, sauf les alliances des contraires.
Nous ne sommes les sous-marins de personne, et certainement pas de François Hollande, qui cherche encore, après avoir annoncé son départ, à tout contrôler et à faire croire que tout change pour que rien ne change. C’est intolérable.
Notre volonté avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse et les autres, c’est de bâtir, sur une ligne réformiste, un socle majoritaire, de redonner de la crédibilité au premier secrétaire, de redonner ­confiance aux militants.
”

En interne, vous avez soutenu en 2006 la candidature de Ségolène Royal…
“Et je ne le regrette pas, car je suis un homme d’engagement.
Mais plus jamais je ne serai dans une écurie.
Le PS est le parti du débat permanent, mais en même temps, toutes ces chapelles l’ont tué.
J’ai rencontré Ségolène Royal il y a peu, et je verrai Bertrand Delanoë vendredi, lors d’un déjeuner en tête à tête à Marseille.
Je leur demande s’ils sont, oui ou non, capables, avec François Hollande, de se rassembler dans l’intérêt du PS, pour travailler en­semble.
Dans ce socle, personne ne devra, même si je sais qu’il est humain d’avoir des ambitions, se positionner pour la présidentielle.
”

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PS: les ténors montrent les muscles
Par Jean-Pierre Bédei, 23/06/08 - La Dépêche

Depuis le temps qu’ils sont dans leurs starting-blocks… Cette semaine, les ténors du PS présenteront leurs contributions respectives dans la perspective du congrès de Reims.

Le programme est chargé : mardi Fabius, ainsi que le trio Guérini-Collomb-Feltesse (président de la communauté urbaine de Bordeaux), mercredi Martine Aubry, jeudi Mélenchon et samedi Ségolène Royal. Bertrand Delanoë préfère attendre le 2 juillet.

Mais des dizaines de textes nationaux ou thématiques devraient fleurir au cours de cette première étape du congrès pour se fondre ensuite dans quelques grandes motions qui seront soumises au vote des militants en novembre. Pour les grands leaders, cette phase est l’occasion d’afficher des premiers soutiens, de «montrer leurs muscles» selon un expression en vogue au PS.

Ségolène Royal annonce l’appui de 25 fédérations et espère récupérer à terme celui de Collomb et de Guérini, ce qui est encore loin d’être fait. Elle a perdu beaucoup de cadres et d’élus du parti depuis la présidentielle.

Delanoë peut compter sur les forces du courant jospiniste, une partie des anciens rocardiens et strauss-kahniens qui, à l’image d’Alain Richard, de Claude Evin, de Catherine Tasca, d’Alain Bergounioux et de Michel Destot, ont déjà annoncé qu’ils le rejoignaient après avoir quitté le courant des «reconstructeurs» composé des amis de DSK, de ceux de Fabius et de Montebourg, et incarné par Martine Aubry. Le maire de Paris souhaite néanmoins « un accord avec Hollande et Aubry». Il reste évasif sur Royal.

Mais au sein de cette sensibilité, chaque chapelle défendra sa propre contribution au risque d’accroître la confusion. La maire de Lille a déjà reçu le soutien d’une grande partie des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais. Les grands «barons» provinciaux du PS se regroupents derrière Collomb et Guérini qui se veulent les «casques bleus» de l’affrontement Royal-Delanoë. Hollande, de son côté, a décidé de créer enfin son courant (pour constituer un pôle majoritaire) et de faire désigner un de ses partisans à la tête du PS. Tout cela donne l’image d’un PS balkanisé dont aucun des leaders ne détient la majorité à lui seul. Les militants sont dans l’expectative, tiraillés entre le désir d’éviter une guerre des chefs et celui de mettre à leur tête une forte personnalité capable d’incarner l’opposition à Sarkozy.

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Présentation de la ligne claire à Lyon
Video du 23/06/08 - Lyon Capitale

Lundi 23 juin 2008 a eu lieu la conférence de presse sur la présentation de la contribution du collectif « La ligne claire ». Ce collectif, composé de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Jean-Noël Guerini, sénateur et président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltasse, maire de Blanquefort, a pour objectif de mettre en relation les pratiques locales en discours national.

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Congrès du PS: Collomb, Guérini et Feltesse “courtisés”
le 23 juin 2008 - AFP

Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb a affirmé lundi que Jean-Noël Guérini, Vincent Feltesse et lui-même étaient courtisés par les candidats au premier secrétariat du PS en raison de la contribution commune qu’ils préparent pour le congrès du parti en novembre.
“Tous les candidats à la candidature souhaitent aujourd’hui nous rencontrer et regardent combien cela fait de mandats”, a déclaré lundi Gérard Collomb devant la presse à Lyon.
“Comme nous avons affiché la volonté de continuer à diriger nos collectivités, nous sommes d’autant plus courtisés”, a souligné le maire de Lyon.
La démarche de Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, a déjà reçu le soutien d’autres personnalités. Parmi eux, Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, le député de l’Essonne Manuel Valls, l’ancienne Premier ministre Edith Cresson et le président de la région PACA Michel Vauzelle.
Les trois poids lourds régionaux ont décidé de défendre “un projet clair et social-réformiste” au sein du PS, jugeant le match annoncé entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal “délétère”.
“Il ne fallait pas procéder à l’envers (…) en commençant à avoir une bataille terrible, avant de s’interroger au dernier moment sur le projet pour lequel on a désigné le candidat”, a indiqué M. Collomb.
“Le but est de désigner le candidat qui nous semble répondre le mieux à cette démarche”, a-t-il souligné.
Pour élaborer ce projet, le sénateur-maire de Lyon a appelé à un changement du Parti socialiste pour qu’il devienne “un parti de masse”, “de réflexion au niveau local”, et “un parti décentralisé et plus seulement solférinien”.
Une dizaine de contributions sont annoncées en vue du congrès du Parti, prévu en novembre à Reims.
Les textes –limités à 90.000 signes– doivent être déposés avant le 2 juillet, date à laquelle est prévue un “Conseil national d’enregistrement des contributions générales et thématiques”.
Les grandes lignes de la contribution des trois élus socialistes seront exposées mardi à Paris.

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3 questions à : Jean-Noël Guérini
Par C.M., le 23 juin 2008 - Le Figaro

Votre texte au congrès du PS recueille de plus en plus de signatures. Pour qui roulez-vous ? Nous ne roulons pour personne. Notre initiative avec le maire de Lyon, Gérard Collomb, contrarie certains, car elle fait bouger les lignes. Mais nous sommes indépendants. Nous ne sommes les sous-marins de personne. A en juger par le nombre de prétendants au poste de premier secrétaire, nous considérons que le congrès de Reims est mal engagé. Les militants ont été transformés en électeurs et n’ont pas été respectés par les dirigeants. Ce spectacle est désolant. Au plan local, nous sommes nombreux à avoir montré un autre dynamisme et notre capacité à être réformistes.

Quel est le profil idéal du futur premier secrétaire ?
Qu’il ait du courage, de la lucidité, de l’autorité et de la sérénité. Il ne suffit pas d’avoir le sens de l’humour ! Il faut avoir le courage de faire des choix en s’appuyant sur un socle majoritaire. Il faudra qu’il mouille la chemise pour redonner la confiance détruite par de nombreux errements.

Où en sont vos relations avec Jean-Claude Gaudin ?
Il y a le temps de l’élection et le temps de la gestion. On sera dans cette période après les sénatoriales de septembre, où je conduis la liste dans le département. Il est vital pour les Marseillais de mettre en place des partenariats. Mais pour cela, il faut être deux. Le conseil général est prêt à s’engager dans cette voie sans état d’âme. Je ferai tout, aux côtés du maire, pour que Marseille devienne capitale européenne de la culture en 2013.

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Les grands élus locaux socialistes s’organisent pour se rendre indispensables lors du congrès
Jean-Michel Normand, le 22 juin 2008 - Le Monde

un front du refus, succède un autre. Après la montée au créneau de Martine Aubry et des “reconstructeurs” (fabiusiens, strauss-kahniens et partisans d’Arnaud Montebourg) hostiles à un duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, une autre coalition émerge au PS.

Initié par de grands élus, le projet de contribution intitulé “La ligne claire”, lancé par Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guerini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, fait des émules. Cette démarche collective rejette “un débat sur les personnes” et souhaite “un congrès de clarification”. Le rendez-vous de Reims, en novembre, leur paraissant “mal engagé”, ses animateurs veulent éviter une synthèse majoritaire née d’une “alliance des contraires”. “Ni Ségolène, ni Bertrand, ni Martine, ni même François”, pourrait être la devise de ce groupe qui refuse de désigner en son sein un candidat à la direction du PS.

Dans un contexte d’attentisme général, ce projet de contribution exerce un effet d’attraction auprès de “barons” soucieux de ne pas prendre parti dès à présent et d’éviter, localement, la dispersion de leurs troupes. Ces derniers jours, les premiers signataires ont été rejoints par trois présidents de conseils régionaux : Michel Vauzelle (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Jacques Auxiette (Pays-de-Loire) et Alain Rousset (Aquitaine). Parmi les autres renforts, figurent notamment Michel Delebarre, maire de Dunkerque, Jean Germain, maire de Tours, ou encore Manuel Valls, le député de l’Essonne et maire d’Evry.

“POTENTIEL NON NÉGLIGEABLE”

Dans la foulée d’élections municipales victorieuses, la dimension “régionaliste” de ce regroupement est assumée. “C’est une démarche girondine en rupture avec le parisianisme”, assure M. Auxiette, tandis que M. Rousset évoque une approche “décentralisatrice et sociale”.

Ces ralliements perturbent le jeu de l’avant-congrès. Nombre de ces élus, qui s’étaient engagés derrière Mme Royal, considèrent aujourd’hui que l’ex-candidate est la plus apte à défendre les couleurs socialistes en 2012 mais ils ne souhaitent pas pour autant la voir diriger le parti.

“La ligne claire” campe sur un terrain que tente également d’investir François Hollande, décidé à organiser une future majorité qui ne soit pas au service d’un “présidentiable”. Sur son blog, M. Guerini se défend d’agir en liaison avec le premier secrétaire, auquel il s’en prend en termes vifs. “Nous ne sommes certainement pas les sergents recruteurs masqués de François Hollande, marionnettiste en bout de course, qui cherche une fois de plus à faire croire que tout change pour que rien ne change“, lance-t-il.

Les animateurs de “La ligne claire“, qui présenteront leur contribution le 24 juin, n’excluent pas de déposer une motion devant les militants, en septembre. “Nous représentons un potentiel non négligeable. Le congrès ne pourra pas se gagner sans nous”, assure Patrick Menucci, maire du premier secteur de Marseille et ancien proche conseiller de Ségolène Royal.

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Les principaux ténors dévoilent leurs contributions
le 23 juin 2008 - Le Figaro

C’est la semaine des contributions. À tour de rôle, les principaux éléphants du PS vont présenter le texte qu’ils soumettront aux militants en vue du congrès de Reims. Mardi matin, Laurent Fabius fera connaître ses propositions. Dans l’après-midi, les barons régionaux, le maire de Lyon, Gérard Collomb, le Marseillais Jean-Noël Guérini et le Bordelais Vincent Feltesse, dévoileront la contribution du collectif «La ligne claire». Mercredi, Martine Aubry entrera en scène, avec le soutien de Pierre Mauroy et des fédérations du Nord - Pas-de-Calais. Ce jour-là également, Pierre Moscovici présentera son projet de contribution qu’il signe avec Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis. Jeudi, viendra le tour de Jean-Luc Mélenchon, à l’aile gauche du PS, puis samedi, celui de Ségolène Royal d’une part, d’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon de l’autre. D’ici au 2 juillet, suivront notamment Bertrand Delanoë et François Hollande.

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Collomb présentera sa contribution au PS ce lundi
20 juin 2008 - LyonMag.com

La semaine prochaine sera très agitée au PS, avec plusieurs poids lourds qui présenteront leur contribution pour le prochain congrès du parti qui se déroulera en novembre prochain à Reims. Alors que la date limite de remise de ces textes d’orientation est fixée au 2 juillet.

Après Marylise Lebranchu puis François Hollande, qui a lancé un site permettant à tous les adhérents de signer sa contribution en ligne, c’est au tour de Gérard Collomb de présenter son texte, intitulé “La ligne claire”. D’abord aux journalistes lyonnais, ce lundi 23 juin, aux Terrasses Saint-Pierre, le restaurant du musée des Beaux-arts. Puis le lendemain au Musée social à Paris, en compagnie du président de l’agglomération de Bordeaux Vincent Feltesse et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini. Le député Manuel Valls pourrait également se joindre à eux.

Toujours ce mardi 24, Laurent Fabius présentera sa contribution le mardi 24 à l’Assemblée. Puis ce sera au tour de la maire de Lille Martine Aubry le mercredi 25, et de Pierre Moscovici, qui est proche de Dominique Strauss-Kahn. Le jeudi 26 juin, Jean-Luc Mélenchon présentera son texte au Sénat. Puis ce seront les amis de Benoit Hamon et d’Henri Emmanuelli, le samedi 28 juin à l’amphi Richelieu de la Sorbonne. Dans le même temps, Ségolène Royal réunira ses partisans à la Maison de la Chimie. Bertrand Delanoë, lui, n’a encore rien prévu pour la présentation de sa contribution.

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Effervescence autour des contributions du PS
Par Stéphane Allièes, 20 juin 2008 - Mediapart

C’est Marylise Lebranchu qui a dégainé sa contribution la première chez les socialistes, alors que la date limite de ces textes d’orientation lançant le congrès est fixée au 2 juillet. Quant à François Hollande, après son blog et sa tribune dans Le Monde, il a lancé un site permettant à tous les adhérents de signer sa contribution en ligne.

Parmi les autres cadors du parti, Laurent Fabius présentera sa contribution le mardi 24 à l’Assemblée.

Le même jour, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, le président de l’agglomération de Bordeaux Vincent Feltesse et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini dévoileront leur “ligne claire” au Musée social, dans le VIIe arrondissement de Paris. Devrait s’y joindre Manuel Valls.

Puis ce sera au tour de Martine Aubry le mercredi 25 (et le lendemain à Liévin, devant les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais), soit le même jour que Pierre Moscovici. Jean-Luc Mélenchon présentera son texte le jeudi 26 juin au Sénat. Puis ce seront les amis de Benoit Hamon et d’Henri Emmanuelli, le samedi 28 juin à l’amphi Richelieu de la Sorbonne. Dans le même temps, Ségolène Royal réunira ses partisans à la Maison de la Chimie… Bertrand Delanoë, lui, n’a pas prévu de raoût de présentation autour de sa contribution.

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Les barons locaux rêvent de conquérir Paris
Par Samuel Potier le 16 juin 2008 - blog lefigaro.fr

Les grandes figures socialistes locales veulent toujours peser dans la bataille du Congrès de Reims. Quitte à en faire un peu trop et oser cette déclaration, d’un élu marseillais, entendue dans les couloirs de la Convention nationale du PS : «On tient le Parti socialiste». Sous-entendu, «pas de majorité possible sans notre soutien».

Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guerini, et le président de la communauté urbaine de Bordeaux Vincent Feltesse, appuyés par d’autres grands responsables locaux, comptent présenter une contribution pour peser dans la décision finale. Et éviter, ainsi, que le Congrès «se focalise sur un affrontement de présidentiables».

Partisans d’une ligne réformiste social-démocrate assumée, excluant ainsi de facto la gauche du PS, ils s’appuient sur «la gestion pragmatique» de la gauche à la tête des collectivités locales. Ils devront élaborer la seconde partie de leur stratégie en septembre, au moment du dépôt des motions. Avec qui s’allier ? Collomb et Guérini sont d’anciens soutiens affichés de Ségolène Royal, mais une vérité du passé ne constitue pas une garantie pour l’avenir. D’autant que Bertrand Delanoë, d’un côté, et une partie des «Reconstructeurs», de l’autre, ne renient pas l’étiquette de réformistes.

Sur le parvis de la Villette à Paris, le nouveau patron de l’agglomération marseillaise Eugène Caselli préférait donner dans la métaphore : «Petit ruisseau deviendra rivière…» assure-t-il, sans préciser si le «ruisseau», c’est-à-dire leur contribution, en rejoindra un autre pour créer un confluent ou s’il ira jusqu’à l’embouchure.

Des barons locaux indépendants jusqu’au Congrès, à l’écart des présidentiables ? Tous les scénarios restent ouverts. Mais il faut se souvenir qu’en 2005, les responsables des Bouches-du-Rhône avaient déjà dit qu’ils pourraient déposer une motion au Congrès du Mans. Avant, finalement, de renoncer.

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Gérard Collomb invité du Talk Orange/Le Figaro

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Le ni-ni-bordelais / Feltesse refuse “l’ultra-personnalisation” et veut créer un débat de fond
Par Laure Espieu - Libération 16/06/2008

CONGRES DU PS - Une seule ligne chez les socialistes locaux : attendre. Sixième de France avec ses 6300 adhérents, la puissante fédération girondine a vu défilé en quinze jours l’essentiel des protagonistes du prochain congrès du parti (qui doit se dérouler à Reims du 14 au 16 novembre). Pierre Moscovici d’abord, puis Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, venus tour à tour faire de l’œil aux militants. Pour l’heure, rien n’est tranché. Dans un département longtemps tenu par les fabiusiens (Philippe Madrelle en tête), le ralliement récent de ce courant à Martine Aubry entretient le flou. Quant aux Ségolénistes de la dernière présidentielle, ils pourraient choisir la voie des non-alignés. Vincent Feltesse, président de la CUB et maire de Blanquefort déposera ainsi dans quelques jours une contribution commune avec Gérard Collomb (sénateur maire de Lyon) et Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhônes) qui prône le « Ni l’un ni l’autre », et le retour au débat d’idées. Une démarche qui assoit aussi son statut de jeune leader girondin, et qui pourrait contribuer à faire bouger les rapports de forces. Entretien.

Une contribution venue d’élus de terrain, qu’est ce que cela change ?
Dans nos territoires, au sein des collectivités locales, nous remportons des victoires, et nous enregistrons une certaine réussite. C’est lié à une volonté concrète de faire progresser les choses. Les idées politiques et les attentes politiques sont mises au service de l’innovation. Nous nous engageons sur tous les grands thèmes de la vie quotidienne, et nous essayons de coller aux changements. De ce constat, nous nous sommes dit que nous pouvions peut-être faire quelque chose pour ce congrès qui est très mal parti.

Quelle est votre inquiétude ?
Le congrès est en train de se focaliser uniquement sur des questions de personnes, et il serait peut-être temps de poser aussi la question du projet. Nous ne nous retrouvons pas dans cette ultra personnalisation. Il faut parler un peu de la ligne. Notre positionnement c’est une façon de prendre une assurance vie sur le débat de fond. Et on sait qu’on représente une certaine masse.

Vous refusez l’affrontement des leaders, et pourtant vous êtes tous les trois des ségolénistes ?
Oui, mais on pense que ce n’est pas une bonne idée qu’un candidat potentiel à la présidentielle soit aussi prétendant au poste de premier secrétaire. Ca vaut pour Ségolène Royal, mais aussi pour Bertrand Delanoë ou Martine Aubry. On sait qu’au terme du congrès, il n’y aura pas de majorité forte. Ca risque de donner lieu à des alliances de bric et de broc, à des conflit, et au final déboucher sur deux à trois ans d’épuisement. Il faut protéger nos présidentiables.

Vous parlez de remettre du projet politique, pour vous quels en sont les grands axes ?
On proclame notre fierté d’être réformistes. C’est à dire d’affronter la réalité pour mieux la changer. A force d’attendre le grand soir, le PS a délaissé des thèmes aussi fondamentaux que l’éducation, la reproduction sociale, le logement. Nous ne sommes plus efficaces ni doctrinalement, ni sur le terrain. A force de diagnostiques pas clairs sur la société, on aboutit à une vision presque réactionnaire qui est l’inverse de la force d’innovation qu’on devrait incarner. Ce fonctionnement n’est pas satisfaisant. Les débats sont déconnectés de la réalité de ce que vivent les gens. Il faut tout revoir. Renouer avec les intellectuels, les associations, les syndicats. Professionnaliser et organiser la machine. Remettre de la discipline collective. Donner plus de place aux collectivités locales. Et faire que le PS soit un lieu de débat au niveau national et pas juste de posture.

Comment est perçue votre initiative ?
Je pense qu’on est train de faire notre trou. Les militants en ont ras le bol. En Gironde, c’est reçu avec bienveillance. Le texte doit être rendu avant le 2 juillet. A ce moment-là nous ferons le point des élus qui nous ont rejoints.

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Les socialistes lancent samedi la préparation de leur congrès
La Tribune/The Associated Press - 13/06/08

Les socialistes donnent le coup d’envoi officiel de la préparation de leur congrès lors d’une convention nationale samedi à Paris, alors que les hostilités entre Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont déjà lancées.

L’adoption de la nouvelle déclaration de principes et de la réforme des statuts du parti sont à l’ordre du jour de cette réunion d’une demi-journée à la Cité des sciences et de l’industrie, conclue par François Hollande.

Approuvés à plus de 80% par les militants le 29 mai dernier, ces deux textes sont censés incarner le travail de “rénovation” conduit depuis la double défaite présidentielle et législative de 2007. Dans la déclaration de principes, nouvelle carte d’identité du parti, le PS s’assume comme une formation réformiste, partisane de l’”économie sociale et écologique de marché”.

La réforme statutaire adapte les règles de fonctionnement du PS à la nouvelle donne du quinquennat. Elle prévoit deux congrès par quinquennat, le premier “au moins un an” avant l’élection présidentielle et le second dans l’année qui suit. La désignation du candidat à l’élection présidentielle est programmée dans les trois mois qui suivent le congrès précédant le scrutin.

Mais ce sont les candidats à la succession du Premier secrétaire qui tiendront sans nul doute la vedette. Même s’ils n’ont pas prévu de prendre la parole, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry seront dans la salle.

A la veille de l’ouverture dimanche et jusqu’au 2 juillet de la période prévue pour le dépôt des contributions, première étape de la préparation du congrès du 14 au 16 novembre à Reims, chacun s’attache à mobiliser ses forces.

Personne ne se détache pour l’instant. Partie la première, Ségolène Royal, qui présentera sa contribution le 28 juin lors d’un meeting à la Maison de la Chimie, n’a pas créé la dynamique espérée chez les militants.

Candidat encore non déclaré, Bertrand Delanoë -qui sera dimanche l’invité de Michel Drucker sur France-2- a semé le trouble parmi ses “camarades” en se proclamant “socialiste” et “libéral”, un mot toujours tabou au PS. Le maire de Paris, qui a réuni plus de 700 signatures sur son appel “pour un grand congrès socialiste”, a obtenu cette semaine le soutien de l’ancien Premier ministre Michel Rocard.

Troisième prétendante sérieuse, Martine Aubry a fait un tabac début juin chez les “reconstructeurs”, regroupement des amis de Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Arnaud Montebourg. Une alliance improbable -”la carpe et le lapin”, selon ses concurrents- qui limite les chances de la maire de Lille.

L’attentisme des barons locaux et des grandes fédérations explique cette situation. Souhaitant ne pas choisir trop vite leur camp, ils attendent le dépôt des motions en septembre pour se prononcer.

Inquiets de l’affrontement entre présidentiables, le maire de Lyon Gérard Collomb et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, ont annoncé le dépôt d’une contribution commune.

Ces démarches sont discrètement encouragées par François Hollande. Le Premier secrétaire sortant, qui nourrit lui aussi des ambitions pour 2012, entend bien peser sur les débats. Dans un entretien publié vendredi dans “20 minutes”, il prône un rassemblement de tous ceux qui appartiennent à la majorité du parti. Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal “ne sont pas si dissemblables”, fait valoir M. Hollande.

Cet interventionnisme agace les partisans de Ségolène Royal. “Dire que tout le monde est d’accord avant que le débat commence, c’est préjuger de l’utilité des textes et des débats”, répond le sénateur David Assouline.

Au lendemain du référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne, un sujet pourrait bien s’inviter à cette convention en présence du Danois Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen: l’Europe. Un sujet qui fâche au PS depuis le référendum de 2005 sur la Constitution européenne.

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PS : le Nord - Pas-de-Calais cherche une alternative au duel Royal-Delanoë
Les Echos - 04/06/08

Même s’ils sont parfois peu connus du grand public, le choix des barons des grosses fédérations du PS sera crucial pour le congrès de novembre. Décidées à éviter un duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais travaillent à une contribution commune avec Martine Aubry. Des contacts ont été également été pris avec Jean-Noël Guerini (Bouches-du-Rhône) et Gérard Collomb (maire de Lyon). Hier dans une interview à « Libération », l’homme fort du Pas-de-Calais, Daniel Percheron, a souhaité que le PS se dote d’« une véritable colonne vertébrale » et n’a pas exclu une alliance avec les strauss-kahniens et les fabiusiens du pôle « reconstructeur ». Mais cette dernière idée ne convient pas au patron de la fédération du Nord, Gilles Pargneaux, qui qualifie les reconstructeurs d’« attelage sans cohérence de fond ». Il incite aussi Martine Aubry à la patience : « On ne peut pas refuser la présidentialisation du parti et se précipiter », a-t-il confié aux « Echos », même s’il ajoute que le maire de Lille « a le profil pour être premier secrétaire ».

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Le Drian refuse l’affrontement Royal-Delanoë et rejoint “les soutiers” du PS
Le Mensuel du Golfe du Morbihan - 5 juin 2008, par K.T.

Jean-Yves Le Drian, président socialiste de la région Bretagne et ex maire de Lorient, a décidé de se rallier à la contribution du sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb et du Marseillais Jean-Noël Guérini, qui refusent un affrontement Delanoë-Royal au prochain congrès du parti en novembre prochain, indique Le Nouvel Observateur de cette semaine.

“Je rejoins le club des soutiers du PS, ceux qui font gagner le Parti socialiste sur les territoires et sont lassés du combat des ego“, déclare celui qui avait activement soutenu Ségolène Royal pendant la présidentielle.

Deux hommes et des points communs

Comme le suggère son titre - “Pour que nos victoires locales soient porteuses d’une victoire nationale” -, la contribution de Gérard Collomb propose de prendre appui sur l’expérience gestionnaire acquise par les socialistes afin de mettre en œuvre “une véritable réforme des analyses et du fonctionnement de notre parti”. Un point de vue partagé par le président de la région Bretagne.

Collomb-Le Drian : les deux hommes disposent d’ailleurs de plusieurs points communs. Ni l’un, ni l’autre ne fréquentent avec assiduité le siège parisien du PS. Ils s’agacent régulièrement des luttes intestines du parti qui se déroulent « à l’intérieur du périphérique parisien ». Comme Jean-Yves Le Drian, Gérard Collomb est considéré comme un socialiste « pragmatique » qui prône une « social démocratie réformiste ». Les deux hommes n’ont également jamais rejeté d’éventuelles alliances avec les centristes du Mouvement démocrate (Modem) dans leurs fiefs respectifs.

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Pourquoi Delanoë et Aubry ne font-ils pas ami-ami ?
Par Renaud Pila - 10/06/2008 - tf1lci.fr

“Bertrand est un ami”, déclare Martine Aubry. “Sur le fond, je suis d’accord avec les idées de Martine qui est une amie”, répète à l’envie Bertrand Delanoë. A tel point que la maire de Lille s’est fendue d’un appel au maire de Paris il y a deux semaines pour l’assurer que ses critiques lors de la journée des “Reconstructeurs” ne le visaient nullement. Et les deux amis ont raccroché bons amis.

Mais pourquoi deux amis qui partagent les mêmes idées ne vont-ils pas ensemble à la bataille du congrès de novembre ? “Si c’était comme ça chez nous, ça ferait bien longtemps qu’on aurait réglé la chienlit, rigole un député. Le PS, c’est une partie d’échecs entre ennemis, avant les petits meurtres entre amis”. Pas faux. Qui ne connaît pas les règles des échecs a bien du mal à suivre la compétition.

Petit retour en arrière. Lors d’un déjeuner au printemps, Bertrand Delanoë propose à Martine Aubry de travailler en commun pour construire une majorité au PS. La maire de Lille auréolée de son succès aux municipales refuse d’être sa “numéro 2″ et entend à l’évidence jouer un rôle de premier plan dans les mois à venir. Elle préfère rejoindre le mouvement des “Reconstructeurs” qui rassemble une partie des strauss-kahniens, les fabiusiens et les amis d’Arnaud Montebourg. Cette alliance hétéroclite tient avec Martine Aubry le bon profil pour réussir le TSSB : “tout sauf Ségolène ou Bertrand”. Lors de leur réunion à Paris il y a deux semaines, la maire de Lille l’emporte nettement à l’applaudimètre.

Hollande, maître tacticien

La presse titre sur “le retour de Martine”, elle qui était focalisée sur le match Royal-Delanoë. “Les deux vedettes sont parties beaucoup trop tôt dans un parti totalement attentiste. Les fédérations ne sont pas pressées de choisir,” analysent les Mauroy, Hollande, Cambadélis ou Sapin. Du coup, si les sondages marquent un léger décrochage de Ségolène Royal par rapport à Bertrand Delanoë, à l’intérieur du parti, ni l’un ni l’autre ne prend l’avantage. La présidente de Poitou-Charentes manque d’alliés et l’édile de la capitale bénéficie plus d’une dynamique d’opinion que de ralliements de fédérations. “Ils n’auront ni l’un ni l’autre la majorité au congrés”, calcule-t-on à la direction du parti.

Pour contrer Ségolène Royal, Bertrand Delanoë tente donc de rattraper par la veste “son amie Martine”. Mais pour l’instant, celle-ci chemine avec ses nouveaux amis “reconstructeurs”. Martine et Bertrand devraient se voir à l’occasion de la séance de dédicaces que tiendra le maire de Paris à Lille dans dix jours, nul doute que les deux amis se feront des bises sincères sous les flashs des photographes. Mais continueront chacun de leur côté leur petit bonhomme de chemin, en toute amitié.

Chez les socialistes plus qu’ailleurs, la politique a horreur du vide. Et en maître tacticien, François Hollande a vu l’espace entre Bertrand Delanoë et Martine Aubry. Misant sur l’échec de Ségolène Royal et redoutant que ses ennemis, les “Reconstructeurs”, permettent à la maire de Lille de l’emporter au congrès, l’actuel Premier secrétaire du PS pourrait tenter de discuter avec les amis de Bertrand Delanoë. S’assurant le soutien de grands élus comme Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et plusieurs présidents de régions, il pourrait essayer de construire une synthèse avec le maire de Paris qui n’ira pas à la bataille si “une dynamique n’est pas vraiment enclenchée”: Traduction, s’il n’est pas sûr d’avoir une majorité chez les militants. François Hollande récupérerait alors la mise en plaçant l’un de ses proches à la tête du parti. Martine Aubry et Bertrand Delanoë resteront amis mais le jeu d’échecs ou d’égos peut réserver des surprises.

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La base du PS n’est pas pressée de choisir
Par Nicolas Barotte - Le Figaro 09/06/2008

Gérard Collomb (à gauche) et François Hollande lors de l’université d’été du PS, à La Rochelle. Le premier secrétaire observe d’un œil attentifle mouvement qui plaide pour un réformisme assumé du Parti, dont le maire de Lyon est l’un des instigateurs.
Gérard Collomb (à gauche) et François Hollande lors de l’université d’été du PS, à La Rochelle. Le premier secrétaire observe d’un œil attentifle mouvement qui plaide pour un réformisme assumé du Parti, dont le maire de Lyon est l’un des instigateurs.
Dans l’attente de connaître les textes des différents prétendants, les militants du parti restent prudents.

Attendre encore un peu, avant de bouger. Les patrons des fédérations socialistes et les grands élus locaux, qui ont longtemps décidé des majorités au PS, abordent avec prudence le congrès de Reims. Dans l’incertitude, la plupart ont choisi… de ne pas choisir. Les deux principaux prétendants au leadership, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, auraient pourtant souhaité pouvoir jouer le match avant l’été.

Mais ni l’un ni l’autre ne sont parvenus pour l’instant à susciter un engouement significatif auprès des cadres intermédiaires. «Tout le monde est dans l’expectative, il faut attendre que l’été se passe», explique un élu local «royaliste». Même au niveau des militants, la prudence domine. À Strasbourg, la semaine dernière, Bertrand Delanoë n’a pas déplacé les foules. Dans le Finistère, samedi, la centaine de militants venue l’écouter «par curiosité» n’a manifesté «ni hostilité ni enthousiasme», raconte le député Jean-Jacques Urvoas. Lui-même n’a pas encore décidé s’il signerait le texte du maire de Paris. «Les gens veulent connaître les textes des uns et des autres» avant de se prononcer, explique un proche de Ségolène Royal, en perte de vitesse.

Les compteurs sont donc bloqués. Avec 25 patrons de fédérations derrière elle, l’ancienne candidate à la présidentielle semble avoir de l’avance. Sauf qu’elle n’a pas réussi à rallier les bastions militants, comme ce fut le cas lors de la primaire en 2006. Grâce au soutien de Patrick Bloche, le premier fédéral de Paris, Bertrand Delanoë pourrait penser qu’il a derrière lui la première fédération socialiste… Sauf qu’à Paris, les rapports de force sont plus complexes. Six autres premiers fédéraux soutiennent Delanoë.
Gagner du temps

Quant à Martine Aubry, dernière à être entrée en lice, elle a récemment reçu l’appui prudent cependant de l’influent président de la région Nord Pas-de-Calais, Daniel Percheron. Un gros réservoir militant. «Nous sommes sensibles à ce qu’elle représente», a-t-il déclaré dans Libération. La maire de Lille devrait signer une contribution commune avec les élus de la région. Sauf qu’y compris dans son département, le Nord, elle est contestée. L’ancien premier ministre Pierre Mauroy et le patron de la fédération Gilles Pargneaux demeurent proches de la ligne de François Hollande. Celle de la coalition qui ne choisit ni Royal, ni Delanoë, ni Aubry.

Avec un œil attentif, le premier secrétaire observe l’initiative lancée par le maire de Lyon, Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guerini (l’une des plus importantes fédérations), et le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse. Leur texte, qui plaide pour un réformisme assumé du PS, devrait recevoir le soutien de plusieurs présidents de région : Jean-Yves Le Drian (Bretagne) ou Alain Rousset (Aquitaine). Le président de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, qui a été proche de Ségolène Royal, est aussi en contact avec eux.

Le prochain débat interne qui devrait passionner les socialistes portera sur un point de procédure : sera-t-il permis de signer plusieurs contributions ? Une bonne solution pour ceux qui ne veulent pas se prononcer dès maintenant. Et gagner du temps.

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Le PS et la vraie vie
L’éditorial de Paul-Henri du Limbert du 7 juin 2008 - Le Figaro.fr

«What counts is what works». Ce qui compte, c’est ce qui marche. C’était la phrase favorite de Tony Blair et elle avait le don de mettre Lionel Jospin hors de lui. On comprend pourquoi. Le constat, abrupt et pragmatique, manque singulièrement de charme et de mystère pour un socialiste français. Pas d’idéologie, aucune référence aux grandes figures du passé, rien pour s’émouvoir. À l’approche du congrès de Reims, les choses sont peut-être en train de changer. Il y a un peu de blairisme dans la démarche des barons régionaux du PS, qui contestent l’influence traditionnelle des «éléphants». Parmi eux, il y a Gérard Collomb, le maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, ou bien Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux. La «vraie vie» les intéresse davantage que les postures idéologiques. Et, dans la gestion quotidienne de leur collectivité, ils ne se demandent pas avant de prendre une décision si Jaurès ou Blum auraient pris la même… Ils réclament que le PS tranche enfin «entre ceux qui rêvent encore du grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste». À la différence d’autres responsables PS, ils peuvent tenir le même discours devant leurs administrés et à la tribune d’un congrès socialiste. Le fait nouveau, c’est que ces socialistes-là, «gestionnaires» et fiers de l’être, pourraient déposer une motion au congrès de Reims. Ils vont peut-être affronter ceux que Julien Dray appelle en pensant très fort à Martine Aubry et Laurent Fabius «les reconstructeurs du passé», qualifiés au passage «d’enfants gâtés du mitterrandisme». Les barons constatent que certains «éléphants» sont déjà prêts à jouer le grand air de l’identité socialiste pure comme l’or ou la rosée du matin. Que des amis de Dominique Strauss-Kahn, de Laurent Fabius ou d’Arnaud Montebourg tous adversaires il y a quelques semaines aient pu se retrouver ensemble la semaine dernière à Paris pour applaudir Martine Aubry n’est pas très bon signe. La «dame des 35 heures» s’est offert un succès facile en ironisant sur le «socialiste et libéral» Bertrand Delanoë. Qu’a-t-elle dit ? «Nous sommes socialistes, et ceux qui ont honte de le dire n’ont rien à faire dans notre parti !» On croyait entendre mot pour mot le Mitterrand d’Épinay, il y a trente-sept ans : «Celui qui n’accepte pas la rupture avec la société capitaliste ne peut pas être adhérent du Parti socialiste !» On comprend que nos barons se désolent. Où est la «vraie vie» dans ces emportements confus et démagogiques ? La grande autocritique à laquelle se livre le PS depuis le 21 avril 2002 n’a-t-elle servi à rien ? Pourquoi donner l’impression de réhabiliter les 35 heures alors que, depuis six ans, les responsables PS expliquent timidement au «peuple de gauche» que ce ne fut pas la meilleure idée qu’ils aient eue ? Pourquoi moquer «l’ordre juste» de Ségolène Royal, alors que les socialistes sont les premiers à reconnaître qu’ils furent angéliques en matière d’insécurité ? Pourquoi, pour inverser la maxime blairiste, faire croire aux électeurs que ce qui compte, c’est ce qui n’a jamais marché ?

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Au PS, les barons évitent de prendre parti
Les caciques socialistes craignent de faire les frais de la guerre des chefs.
Par David REVAULT D’ALLONNES - Libération vendredi 6 juin 2008

Surtout, ne pas bouger. Alors que la confrontation attendue entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal a démarré très tôt, et très fort, les barons du PS, grands élus et responsables des fédérations de poids, rivalisent d’ardeur pour ne pas prendre parti. Des points cardinaux du PS, à cinq mois du congrès, monte le même refrain : «On attend les textes des uns et des autres» , dit Eugène Caselli, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône. «Laissons-nous le temps de la respiration», ajoute Serge Janquin, son homologue du Pas-de-Calais. «On a tout l’été pour discuter» , renchérit Gérard Collomb, maire de Lyon.

Loin de la dynamique de la primaire, qui avait vu les fédérations tomber une à une, comme aux dominos, dans l’escarcelle de Ségolène Royal, la tendance est plutôt au poker. Et en cette période de bluff, les caciques, circonspects, attendent d’y voir plus clair dans le jeu. «C’est la conséquence de la dépolitisation et de la féodalisation du parti, résume un parlementaire. Pour les barons, le congrès est synonyme d’emmerdes. Ce qu’ils veulent, c’est se retrouver tranquilles, dans le cocon majoritaire, à l’abri des débats. Et leur problème, aujourd’hui, c’est qu’ils ne savent pas qui va gagner…»

A cette stratégie de temporisation, on compte bien quelques notables exceptions : celle du premier secrétaire de la fédération de Paris, Patrick Bloche, qui a signé le texte de Bertrand Delanoë. Mais il n’exerce pas, loin de là, un contrôle absolu sur les socialistes de la capitale. Les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais sont sur une tout autre ligne : dans leur contribution, ces deux bastions «refusent catégoriquement de rentrer dans le jeu de la présidentialisation interne» entre le maire de Paris et la présidente de la région Poitou-Charentes. Mais c’est pour se positionner clairement derrière Martine Aubry. «Sa méthode est bonne» , affirme Serge Janquin, qui s’affirme, ces temps-ci, «très sollicité, très courtisé». L’homme fort du Pas-de-Calais, qui dînait hier soir avec la maire de Lille, l’assure : «Martine est capable d’apporter des propositions intéressantes. Il y a une espérance de ce côté.» Son homologue du Nord, Gilles Pargneaux, abonde : «Que la fédé du Nord soit avec Martine Aubry et Martine Aubry avec la fédé du Nord ne doit pas étonner. Il serait absurde qu’on ne soit pas ensemble sur une contribution.»

«Reconstructeurs». Nombre d’autres grands élus sont d’accord pour s’éviter le match Delanoë-Royal. Mais pas sur les moyens d’y parvenir. C’est le cas de Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et de Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, qui planchent sur une contribution commune, «la ligne claire», destinée à extraire le PS du choc des présidentiables. Et qui viennent d’être rejoints par le président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, et Michel Delebarre, député et maire de Dunkerque. Mais Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, opportunément réapparus mardi au bureau national, où ils s’étaient faits plutôt rares ces derniers temps, se méfient de l’opération «reconstructeurs», mêlant partisans de DSK, Montebourg, Fabius et Aubry. Et donc de cette dernière, bien partie pour en prendre la tête.

«Pas sûr que pour les futures élections Martine Aubry puisse incarner la ligne réformiste que nous défendons dans nos villes. On risque de voir ressortir quelques souvenirs du passé, qui nous ont plutôt mis sur la défensive au cours des dernières présidentielles», estime le maire de Lyon dans une aimable référence aux 35 heures. Jean-Noël Guérini, qui a rencontré Delanoë le mois dernier et fera de même avec Royal la semaine prochaine, confirme ces réserves : «J’ai le plus profond respect pour Ségolène et Bertrand. Pour Martine aussi. Mais je ne prendrai aucune option au niveau des personnalités.» D’autant que, «sur le fond, il n’y aucune différence entre Delanoë et Ségolène, estime Robert Navarro, premier fédéral de l’Hérault. On va donc faire en sorte que chacun renonce à déposer sa motion pour aboutir à une motion commune.»

Glaciation. Une hypothèse de synthèse qui ne dérangerait pas un François Hollande en partance, mais pas vraiment désireux de voir l’un des présidentiables s’installer dans son fauteuil. Avec, en attendant, un processus de glaciation destiné à geler les marges de progression des protagonistes. Jusqu’à quand ? «Après l’université d’été de La Rochelle [fin août, ndlr], assure Robert Navarro. Pas avant.» De l’urgence absolue d’attendre…

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3 questions à : Gérard Collomb
Propos recueillis par C. M. 06/06/2008 - Le Figaro.fr

Depuis que vous avez lancé votre texte pour le congrès du PS, d’autres personnalités vous ont-elles rejoint ?
Nous sommes relativement sollicités, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, et moi. Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, vient de signer notre texte. Et Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, nous a aussi rejoints. Nous avons eu un contact avec Manuel Valls, qui souhaite également venir avec nous. Guérini a rencontré François Hollande, que je dois voir bientôt. Avant les municipales, j’avais aussi eu une discussion avec François Rebsamen. Nous tissons une toile qui devient intéressante. Nous sommes prêts à déposer une motion à la rentrée. Nous en parlerons cet été. Notre priorité est de définir un projet clair et social-réformiste au sein du PS. Si c’est pour faire du Besancenot, ce n’est pas la peine. Il sera toujours meilleur que nous !
Vous ne vous retrouvez ni chez Bertrand Delanoë ni chez Ségolène Royal ?
Absolument. Le choc frontal entre Bertand Delanoë et Ségolène Royal nous semble délétère et risque de provoquer pendant deux ans un affrontement de personnes.
Et dans la troisième voie de Martine Aubry ?
Le débat avec Martine Aubry est plus politique. Mais si elle se déporte sur la gauche du parti avec Emmanuelli et peut-être Mélenchon, dans ce cas nous n’en serons pas.


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PS : Martine Aubry barre la route de Pierre Moscovici
02/06/2008 - Le Point.fr

Le retour en fanfare de Martine Aubry sur la scène politique nationale pourrait bien faire une victime collatérale : Pierre Moscovici. L’ancien ministre délégué des Affaires européennes se voyait déjà représentant officiel du pôle des “Reconstructeurs” au poste de premier secrétaire du PS . Lui qui a officiellement déclaré sa candidature en janvier dernier correspond aux critères requis par cette alliance hétéroclite de proches de Dominique Strauss-Kahn, de Laurent Fabius, de Martine Aubry et d’Arnaud Montebourg : il ne veut pas présidentialiser le parti, n’est pas candidat à 2012 et veut faire barrage au duel Ségolène Royal - Bertrand Delanoë qui promet de faire rage au congrès de Reims du mois de novembre. Plus encore, Arnaud Montebourg, le médiatique député de Saône-et-Loire à la tête du courant “Rénover maintenant”, l’avait assuré de son soutien le week-end dernier. C’était sans compter sur la maire de Lille, qui a triomphé dimanche lors de la journée d’échanges et de débats organisée à Paris par “les Reconstructeurs”. Martine Aubry s’est vu inviter à clore la journée. Vingt minutes d’un discours-programme. “Nous avons oublié nos valeurs, nous avons même eu la tentation de les jeter par la fenêtre. Mais nos valeurs sont les bonnes : Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité“, a-t-elle scandé devant 800 militants, cadres et élus en ébullition, avant d’inciter les socialistes à “faire la révolution de l’État et des services publics”. Si elle ne le dit pas encore, il est aisé d’imaginer que l’ancienne numéro 2 du gouvernement Jospin est disponible pour le poste. Pierre Moscovici, morne mine, n’a, lui, pas eu droit à sa standing ovation . Et dire qu’en arrivant à la réunion le matin même, il affirmait ne pas être là pour “adouber un troisième présidentiable”. “J’ai toujours milité contre la présidentialisation du Parti socialiste. Ne personnalisons pas à outrance ce débat-là“, avait-il affirmé. Le pire pour lui, c’est qu’à la sortie, des proches de DSK s’étaient convertis à l’”aubryisme”. “C’est la dame des 35 heures”"Martine Aubry, c’est un bon compromis. Elle est la dame des 35 heures, ce qui n’est pas négligeable puisque le gouvernement veut les démanteler et que les Français sont avides de justice sociale. Elle est maire de Lille, ville historiquement socialiste. En plus, elle est la fille de Jacques Delors. Personne ne peut lui contester sa légitimité sur les questions européennes”, analyse un membre actif du courant du patron du Fonds monétaire international (FMI). “Par ailleurs, soyons réalistes. Il sera très difficile d’éviter un duel de présidentiables entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal puisque leurs deux trains sont lancés. Qui d’autres pour les arrêter qu’un troisième présidentiable ?“, s’interroge, fataliste, un autre strauss-kahnien. “Les carpes et les lapins”, comme les surnomment les proches de Ségolène Royal qui jugent absurde ce rapprochement de strauss-kahniens et de fabiusiens, vont devoir manoeuvrer habilement pour installer l’idée que la candidature de Martine Aubry n’est pas contradictoire avec la conviction essentielle : pas de personnalisation de leur mouvement, pas de présidentialiation du parti. “Au PS, nous avons déjà Ségolène Royal et Bertrand Delanoë qui visent l’Élysée. Ce n’est pas la peine de rajouter une troisième pièce dans le juke-box”, explique au point.fr une “reconstructrice“. “La différence fondamentale entre Martine Aubry et les deux autres, c’est qu’elle s’inscrit dans une démarche collective. Royal et Delanoë disent : suivez-moi ou rien ! ” précise un partisan d’une candidature Aubry. Un argumentaire pour sauver les meubles, mais il soupire : “De toute façon, on ne peut préjuger de rien. Les choses seront plus claires lorsque l’on saura ce que vont faire des patrons de grosses fédérations socialistes comme Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône), Vincent Feltesse (Finistère..sic…Bordeaux en fait…) ou encore Gérard Collomb (Rhône). C’est eux qui drainent des milliers de voix. Alors, on pourra avoir un débat concret et non plus virtuel et axé sur quelques personnalités.” Pendant ce temps, Pierre Moscovici avale son chapeau et le juke-box n’en finit pas de jouer.

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Feltesse s’engage.
Sud Ouest - Vendredi 23 Mai 2008

Le président de la CUB pourrait présenter une motion au congrès avec d’autres élus urbains Feltesse s’engage La conférence de presse donnée mercredi à Paris par le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal de Marseille Jean-Noël Guérini et le président de la CUB Vincent Feltesse n’est pas passée inaperçue dans les chaumières socialistes. Ces trois grands élus considèrent en effet que « le PS est en danger » dans cette période de précongrès qui voit déjà Ségolène Royal (candidate au poste de Premier secrétaire) et Bertrand Delanoë (qui vient de publier un livre en forme de manifeste) se positionner pour la présidentielle de 2012. Sans parler des autres candidats putatifs. Approche commune. L’idée émane de Gérard Collomb et Vincent Feltesse a voulu s’y associer : « Nous avons une approche commune parce que nous dirigeons de grandes concentrations urbaines, parce que nous sommes réformistes tout en étant ancrés à gauche, mais aussi parce que nous sommes inquiets de la manière avec laquelle le parti prépare le congrès », explique le maire de Blanquefort qui ajoute : « Nous ne voulons pas renouveler l’expérience des tergiversations permanentes qui nous ont conduits à la défaite l’an passé. » Cette initiative émane de représentants éminents du « socialisme municipal » triomphateur en mars dernier (même si M. Guérini a été battu à Marseille par Jean-Claude Gaudin), c’est-à-dire de personnalités confrontées à des questions concrètes qui dépassent les principes de doctrine. Faut-il en déduire que le trio Collomb-Guérini-Feltesse, appelé à s’étoffer ces prochains jours, pourrait troubler le jeu des « éléphants » à Reims ? « On n’en est pas encore là mais nous allons élaborer un texte de 15-20 pages autour de la mi-juin et on verra alors si on peut aller jusqu’à la motion », explique le président de la CUB. Selon les règles en usage au PS, il faudra en passer par les différentes étapes qui vont de la contribution générale à la motion soumise au vote des militants, puis à la recherche de la synthèse au congrès, elle-même prélude à un nouveau vote désignant le Premier secrétaire : « On a six mois devant nous », rappelle Vincent Feltesse. Démarche inhabituelle. Les réactions ont déjà commencé au sein de la famille socialiste : « Il y a du positif, du négatif et de l’interrogation mêlés parce que nous nous sommes affranchis de la démarche habituelle au PS ; néanmoins, beaucoup de gens nous appuient parce qu’ils sont effarés de la tournure des événements », précise le Blanquefortais.Le Lyonnais, le Marseillais et le Bordelais, c’est à souligner, ont soutenu Ségolène Royal avant la présidentielle : « Elle a été prévenue de notre initiative… mais Bertrand Delanoë aussi », glisse Vincent Feltesse.Enfin, le président de la CUB se positionne d’emblée comme un leader local au sein du PS avant de connaître le rapport de force girondin. Ce n’est sûrement pas un hasard.

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Trois élus socialistes refusent un duel Royal-Delanoë
NOUVELOBS.COM - 23.05.2008

Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse se disent “inquiets” par la tournure que prend le débat au sein de leur parti et annoncent le dépôt d’une contribution commune pour le congrès de novembre.

Trois élus socialistes, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), inquiets “d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë”, ont annoncé, mercredi 21 mai, le dépôt d’une contribution commune pour le congrès de Reims en novembre. “Nous sommes inquiets de la manière dont s’engage le débat au PS sur le congrès (…) Le congrès tend à se focaliser autour d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le débat d’idées risque de passer au second plan“, a déclaré lors d’une conférence de presse Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon. Selon lui, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë “ont commencé par dire: ‘je suis candidat à la prochaine présidentielle’”. “On préfère qu’ils disent d’abord comment ils voient la rénovation du PS et l’avenir de notre pays”. “Si on part dès maintenant sur des questions de leadership“, cela risque de favoriser “des alliances de bric et de broc”, qui feront “que notre candidat apparaîtra sans discours crédible”, a prévenu Vincent Feltesse. Le “remords d’abandonner le mythe révolutionnaire” Dans un communiqué commun, les trois élus socialistes ont regretté que le PS “n’ait jamais tranché entre ceux qui rêvent encore du grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste“. “Dans l’histoire du PS, il y a toujours eu une sorte de remords d’abandonner le mythe révolutionnaire“, a regretté Gérard Collomb, qui avait rallié très tôt la candidature de Ségolène Royal à l’investiture PS pour l’Elysée en 2006. Le PS doit “redevenir un grand parti de l’innovation“, qui réussit à “appréhender” les grands changements “scientifiques, économiques, sociaux”, a déclaré Gérard Collomb, en prenant en exemple l’action des responsables socialistes des collectivités locales. Président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, également ex-soutien de Ségolène Royal, a indiqué qu’avec le maire de Lyon et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), il allait “déposer une contribution” aux débats du congrès dans les délais statutaires (date-limite: 1er juillet). “Si nous ne sommes pas entendus, on ira peut-être plus loin en déposant une motion”, a-t-il ajouté en prônant un “parti du mouvement”. Le vote des militants sur les motions d’orientation générale détermine les rapports de force internes et délimite les courants au sein du PS en vue de nouer des alliances.

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Les idées d’abord, Ségolène ou Bertrand après
Ouest-France / jeudi 22 mai 2008

Ils sont de plus en plus nombreux, au PS, à considérer que le duel fratricide annoncé risque de pousser le Parti socialiste droit dans le mur.

Vous ne rencontrerez pas un socialiste qui ne trouve pas « lamentable » le spectacle qui s’annonce. Vous ne trouverez pas un jour sans que la bataille pour la tête du PS ne franchisse une nouvelle escalade. Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, sénateur et président des Bouches-du-Rhône, Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux et d’autres viennent de lancer une contribution pour éviter « que le PS aille dans le mur ». « Absence de ligne crédible », « discours illisible », « combat de chefs », « décalage entre l’action locale et le discours national »… Le diagnostic est sans appel. « Je suis heureux, ajoute Vincent Feltesse, que les propos du bureau national ne soient pas entendus à l’extérieur… » Alors que 60 % des Français habitent dans des villes socialistes, que le PS détient une majorité de départements et vingt Régions sur vingt-deux, il trouve le moyen d’échouer aux élections nationales. « Ce n’est pas une question de personnalité, précise Gérard Collomb. Jospin et Royal sont très différents. Ils ont perdu tous les deux. » Ras-le-bol, donc, du jeu suicidaire des huit familles (Royal, Delanoë, Hollande, Aubry, Strauss-Kahn, Fabius, les « jeunes », « l’aile gauche »). « Il n’est pas question de s’affilier à une quelconque écurie », assure Guérini. « Il faut conquérir l’hégémonie intellectuelle avant de conquérir le pouvoir », ajoute Collomb. En clair, bâtir un programme qui tienne compte de l’évolution du monde et de la société, avant de dégager un leader pour le porter et le défendre. Bon courage ! M. U.

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Lyon - Gérard Collomb dessine sa contribution au congrès du PS
F C / 20 minutes - 22/05/06

Il veut «une ligne claire» au Parti socialiste. Le maire de Lyon, accompagné de Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et de Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, a annoncé hier à Paris le dépôt d’une contribution commune pour le congrès du PS de Reims en novembre. Le PS doit «redevenir un grand parti de l’innovation» a plaidé Gérard Collomb, prenant en exemple l’action des responsables socialistes dans les collectivités locales. «Il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national», indique la contribution intitulée «la ligne claire». Le soir de sa réélection au premier tour des municipales, Gérard Collomb avait annoncé son intention de «peser sur les choix du PS» en défendant «la réussite du modèle lyonnais».

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Marseille, Lyon et Bordeaux contre la guerre au PS
La Provence - Marjory Chouraqui - jeudi 22 mai 2008

Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb et Vincent Feltesse refusent la division
Vincent Feltesse (Bordeaux), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Gérard Collomb (Lyon) ont lancé, hier, une “contribution” en vue du congrès du PS dans six mois.

Un front anti-guerre des chefs. Une opération casque bleue chez les “roses”. Mais l’initiative lancée hier à Paris, par le Marseillais Jean-Noël Guérini, puissant patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône, par le maire de Lyon Gérard Collomb et le président de la Communauté urbaine de Bordeaux Vincent Feltesse, ressemble surtout à une union pour exister, pour peser dans les débats du PS à six mois de son congrès à Reims.

En 2005, la fédération des Bouches-du-Rhône avait déjà joué cette carte, avant le congrès du Mans, pour faire valoir son poids et décrocher des postes rue de Solférino. Alors que la confrontation se précise entre l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal et le maire de Paris Bertrand Delanoë, que le combat toujours très disputé fait monter sur le ring de nombreux concurrents au poste de premier secrétaire et de présidentiable, ces influents élus locaux, qui rassemblent à eux trois près de 15000 militants, ont décidé de présenter leur contribution intitulée “La ligne claire”.

Une opération qui prône l’arrêt des hostilités entre les poids lourds du parti, et avant tout “la clarification sur le fond” selon Gérard Colomb. Un axe Lyon, Bordeaux, Marseille, plaidant pour un réformisme, autrement dit la social-démocratie, affiché. Fustigeant “la schizophrénie” d’un parti fort de ses victoires locales mais peu audible sur le plan national. Le constat est sévère et le tacle du trio gagnant du championnat de France de foot plutôt rugueux.

La course à la succession de François Hollande fait rage et ces gestionnaires sans ambition nationale sauf celle, et non des moindres, que de vouloir compter, voudraient faire valoir la voix de la province sur l’effervescence parisienne. “Le PS est en danger”, assène Jean-Noël Guérini conscient de “l’incapacité chronique qu’il a à être crédible”. Ni caprice, ni mouvement d’humeur, cette entrée dans la danse n’est pas, préviennent-ils, qu’un tour de piste. “Le mouvement est appelé à s’élargir”, confient ils.

Le Var et les Alpes-Maritimes sont déjà signataires, tout comme le maire de Saint-Étienne, en attendant quelques barons du Nord et de Bretagne. Cette action pourrait aller jusqu’à la motion au congrès. Un message aussi idéologique que tactique pour ceux qui disent récuser les chapelles et affirment n’être “affiliés à aucune écurie”.

Mais cette alliance n’est pas forcément une coalition anti-éléphants. Car il n’est pas sûr que cette offensive dirigée par ceux qui ont fortement soutenu Ségolène Royal durant la présidentielle soit orientée contre leur ex-championne. “Nous avons beaucoup de respect et d’amitié envers celle qui a déclenché un enthousiasme rarement vu et conservé une partie de son capital.” Ce “trio infernal”, comme le baptise lui-même le Bordelais Vincent Feltesse, pourrait davantage couper l’herbe sous le pied àBertrand Delanoë. “Nous voulons un premier secrétaire qui assoit un leadership fort intellectuellement“, précisent-ils. Et si ce n’est pas la dame de Poitou-Charentes, certains, en privé, n’hésitaient pas, hier, à citer les noms de Pierre Moscovici, Vincent Peillon ou encore de Manuel Valls.

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Collomb veut une “ligne claire” au PS
LYON MAG - 21/05/2008

Au cours d’une conférence de presse ce matin à Paris, le maire de Lyon a rendu public un texte pour réformer le PS.

C’est mercredi matin à Paris, au cours d’une conférence de presse organisée avec le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, mais aussi Vincent Feltesse, le président de la communauté urbaine de Bordeaux, que Gérard Collomb a rendu public un texte intitulé “La ligne claire”. Objectif : fédérer des élus locaux autour d’une contribution qui pourrait déboucher sur une motion au congrès du PS à Reims en novembre.
“Nous pensons qu’aujourd’hui, le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté. Pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l’image du PS” affirment Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse dans ce texte, avant d’ajouter : “Le PS n’a, en effet jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.”

“Mettre fin à la schizophrénie”
Et ces élus locaux de préciser leur méthode : des politiques sociales “audacieuses”, un engagement fort sur les “questions environnementales”, des projets urbains “d’avant-garde”… Mais aussi “des politiques d’innovation et de développement qui permettent de créer de la richesse”.
“Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales” poursuivent les signataires de ce texte.
Gérard Collomb, qui a été réélu dès le premier tour à Lyon, alors que Jean-Noël Guérini a échoué de peu à Marseille et que Vincent Feltesse a créé la surprise à la communauté urbaine de Bordeaux, veulent donc “mettre fin à la schizophrénie qui existe entre (leurs) pratiques locales et un certain discours national.” Et ils lancent un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne poltiique, pour rédiger et signer “une contribution qui mettra la clarification au cœur des débats du prochain congrès”.

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Trois élus PS refusent «un affrontement» Delanoë-Royal
Leparisien.fr avec l’AFP - mercredi 21 mai 2008

Trois élus socialistes, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), inquiets «d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», ont annoncé mercredi le dépôt d’une contribution commune pour le congrès de Reims en novembre.

«Nous sommes inquiets de la manière dont s’engage le débat au PS sur le congrès (…) Le congrès tend à se focaliser autour d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le débat d’idées risque de passer au second plan», a déclaré lors d’une conférence de presse Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon.

«Si on part dès maintenant sur des questions de leadership», cela risque de favoriser «des alliances de bric et de broc», qui feront «que notre candidat apparaîtra sans discours crédible», a prévenu Vincent Feltesse.

Dans un communiqué commun, les trois hommes ont regretté que le PS «n’ait jamais tranché entre ceux qui rêvent encore du grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste».

Président du conseil général des Bouches-du-Rhône, M. Guérini, ex-soutien de Ségolène Royal, a indiqué qu’avec le maire de Lyon et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), il allait «déposer une contribution» aux débats du congrès dans les délais statutaires (date-limite: 1er juillet).

«Si nous ne sommes pas entendus, on ira peut-être plus loin en déposant une motion», a-t-il ajouté en prônant un «parti du mouvement».

Le vote des militants sur les motions d’orientation générale détermine les rapports de force internes et délimite les courants au sein du PS en vue de nouer des alliances.

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Collomb, Guérini et Feltesse refusent “un affrontement” Delanoë-Royal

Le Monde - 21.05.08

Trois élus socialistes, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), inquiets “d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë“, ont annoncé mercredi le dépôt d’une contribution commune pour le congrès de Reims en novembre.

“Nous sommes inquiets de la manière dont s’engage le débat au PS sur le congrès (…) Le congrès tend à se focaliser autour d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le débat d’idées risque de passer au second plan“, a déclaré lors d’une conférence de presse Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon.

Selon lui, Mme Royal et M. Delanoë “ont commencé par dire: +je suis candidat à la prochaine présidentielle+“. “On préfère qu’ils disent d’abord comment ils voient la rénovation du PS et l’avenir de notre pays“.

“Si on part dès maintenant sur des questions de leadership“, cela risque de favoriser “des alliances de bric et de broc“, qui feront “que notre candidat apparaîtra sans discours crédible“, a prévenu Vincent Feltesse.

Dans un communiqué commun, les trois hommes ont regretté que le PS “n’ait jamais tranché entre ceux qui rêvent encore du grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste“.

“Dans l’histoire du PS, il y a toujours eu une sorte de remords d’abandonner le mythe révolutionnaire“, a regretté M. Collomb, qui avait rallié très tôt la candidature de Mme Royal à l’investiture PS pour l’Elysée en 2006.

Le PS doit “redevenir un grand parti de l’innovation“, qui réussit à “appréhender” les grands changements “scientifiques, économiques, sociaux“, a déclaré M. Collomb, en prenant en exemple l’action des responsables socialistes des collectivités locales.

Président du conseil général des Bouches-du-Rhône, M. Guérini, également ex-soutien de Ségolène Royal, a indiqué qu’avec le maire de Lyon et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), il allait “déposer une contribution” aux débats du congrès dans les délais statutaires (date-limite: 1er juillet).

“Si nous ne sommes pas entendus, on ira peut-être plus loin en déposant une motion“, a-t-il ajouté en prônant un “parti du mouvement“.

Le vote des militants sur les motions d’orientation générale détermine les rapports de force internes et délimite les courants au sein du PS en vue de nouer des alliances.

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Ils ne veulent pas de l’affrontement Royal-Delanoë…
Libération - mercredi 21 mai 2008

Trois élus socialistes, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Noël Guérini (Marseille) et Vincent Feltesse (Bordeaux), inquiets «d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», ont annoncé aujourd’hui le dépôt d’une contribution commune pour le congrès de Reims en novembre.

«Nous sommes inquiets de la manière dont s’engage le débat au PS sur le congrès (…) Le congrès tend à se focaliser autour d’un affrontement pour la présidentielle entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le débat d’idées risque de passer au second plan», a déclaré lors d’une conférence de presse Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon. Selon lui, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë «ont commencé par dire: «je suis candidat à la prochaine présidentielle»». «On préfère qu’ils disent d’abord comment ils voient la rénovation du PS et l’avenir de notre pays».

«Si on part dès maintenant sur des questions de leadership», cela risque de favoriser «des alliances de bric et de broc», qui feront «que notre candidat apparaîtra sans discours crédible», a prévenu Vincent Feltesse. Dans un communiqué commun, les trois hommes ont regretté que le PS «n’ait jamais tranché entre ceux qui rêvent encore du grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste». «Dans l’histoire du PS, il y a toujours eu une sorte de remords d’abandonner le mythe révolutionnaire», a regretté Gérard Collomb, qui avait rallié très tôt la candidature de Ségolène Royal à l’investiture PS pour l’Elysée en 2006.

Le PS doit «redevenir un grand parti de l’innovation», qui réussit à «appréhender» les grands changements «scientifiques, économiques, sociaux», a déclaré Gérard Collomb, en prenant en exemple l’action des responsables socialistes des collectivités locales. Président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, également ex-soutien de Ségolène Royal, a indiqué qu’avec le maire de Lyon et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), il allait «déposer une contribution» aux débats du congrès dans les délais statutaires (date-limite: 1er juillet). «Si nous ne sommes pas entendus, on ira peut-être plus loin en déposant une motion», a-t-il ajouté en prônant un «parti du mouvement». Le vote des militants sur les motions d’orientation générale détermine les rapports de force internes et délimite les courants au sein du PS en vue de nouer des alliances.

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